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Mercredi 1 Octobre 2014





« La Diagonale du rosier », un hommage au courage et à la générosité


Rédigé par Catherine NEDELEC - Le Mardi 13 Décembre 2011 à 14:21


« La Diagonale du rosier » est le récit des premières années d’une vie marquée pour toujours par l’occupation allemande, durant la seconde guerre mondiale. Sous la plume de Catherine Korenbaum, Micha König a voulu témoigner de sa souffrance et rendre hommage à ceux qui l’ont aidé.



Micha König et Catherine Korenbaum
Micha König et Catherine Korenbaum
Le récit est court mais dense, tant ses auteurs semblent ne vouloir garder que l’essentiel de ces quelques années de vie, bien malmenée en cette période d’occupation allemande. L’histoire se passe aux Pays-Bas de 1943 à 1946. Les familles juives doivent se cacher. Contre son gré, Braandel se sépare de son fils. D’abord hébergé par des fermiers dans les villes d’Oss et de Wassenaar, le petit garçon, alors âgé de quatre ans, est accueilli par Tante Cor et Ome Leen, qui se révèleront prêts à tout pour le sauver.

Micha se souvient : « Dès le premier regard, sans hésiter, j’ai aimé tante Cor. Comment faire autrement ? J’étais seul, vulnérable. Elle me couvait de son regard enveloppant et je me sentais transpercé par le rayonnement si réconfortant de sa tendresse ». Il n’a pourtant aucun lien de parenté avec eux. Ce couple sans enfant prend toutefois la décision de l’accueillir «Sans effets inutiles. Cornélia portée par sa foi, sa générosité et son désir d’enfant ».

« La Diagonale du rosier »,  un hommage au courage et à la générosité
Micha est heureux dans cette nouvelle famille, même si la peur est là constante : « Je ne savais pas encore que c’était la peur, cette tension quotidienne, installée à demeure, qui ne disait pas son nom mais que je captais d’instinct… ». Ces souvenirs lointains et douloureux ont généré une souffrance permanente, racontée dans ce livre comme si l'adulte d'aujourd'hui voulait déposer tout cela afin de partager ses tourments, peut-être expliquer ses choix, sa vie….

Pour Catherine Korenbaum, ce livre est le fruit de deux années d’écoute et d’écriture de textes, maintes fois remaniés, dit-elle, tentant de recomposer les pièces d’un puzzle afin que Micha König puisse transmettre ses souvenirs mais aussi, livrer un message d’humanité, instillé par tous ces actes isolés et altruistes, dont on fait preuve des gens de toutes Cultures et de tous horizons. Catherine Korenbaum a choisi un style sobre, où seul ce qui est important est gardé, ne forçant pas l’émotion, laissant le lecteur à sa propre réflexion.

En librairie – 10 €
Editions Studio graph









1.Posté par Joëlle Strichard le 15/12/2011 08:22 | Alerter
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Récit remarquable de sobriété et qui sait dire les choses: Primo Levy n'aurait sans doute pas désavoué.
On reste coi, sachant que des hommes ont fait cela. Cela et bien d'autres choses.
Il ne reste qu'un choix: parler et s'opposer, toujours, quand l'homme devient pire que pire.
Je vous félicite de porter à la connaissances de vos lecteurs l'existence de ce livre; par ce biais vous avez sûrement donné aussi aux auteurs une légitimité dont ils ont besoin.
Bravo donc!
Joëlle Strichard







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