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Lundi 22 Septembre 2014


La Muse, l’autre monnaie en cours


Rédigé par - Le 04/06/2012 - 18:35 / modifié le 15/09/2012 - 22:52


Elle vient de faire son apparition dans certaines contrées du département. À condition de résider du côté de Chemillé, Thouarcé, Doué-la-Fontaine, Beaufort-en-Vallée ou même Angers, on peut la voir en circulation. Dans ces communes, il est désormais possible d’utiliser la Muse, cette monnaie dûment palpable et monnayable.



Petite salle mais grande écoute lors de la conférence sur la Monnaie à usage solidaire et écologique (Muse).
Petite salle mais grande écoute lors de la conférence sur la Monnaie à usage solidaire et écologique (Muse).
La Monnaie à usage solidaire et écologique (Muse) est une monnaie qui permet d’acheter des biens et des services auprès d’un réseau de prestataires adhérant à une charte. Elle n’a pas pour objectif de se substituer à l’euro, ni même à lui faire concurrence. « C’est une monnaie complémentaire qui circule dans un circuit de proximité en se donnant pour but de stimuler et dynamiser l’économie locale. Elle s’inscrit dans un système créé par des citoyens sur le terrain et sur lequel ils gardent la main », explique Giovanni Turco, initiateur de la Muse.

Le plus légalement du monde, cette devise côtoie désormais l’euro dans le tiroir-caisse des commerçants ayant adhéré au réseau des prestataires. Tout comme les particuliers inscrits auprès de l’association « Agir pour la transition » (contre une adhésion allant de 5 € à 30 € et donnant droit à 3 muses gratuites), ceux-ci ont préalablement signé une charte dans laquelle ils s’engagent à respecter ses valeurs éthiques, humaines, écologiques. Dans le mot « transition », les concepteurs y voient notamment « un après-pétrole avec cette monnaie locale qui diminue les frais de carburant tout en raccourcissant les distances de transport ».

Et contrairement aux monnaies centrales comme l’euro, le dollar, le yen ou la livre, la Muse ne s’épargne pas afin de thésauriser ou de rapporter des intérêts. Comme un contrepied à la spéculation, cette monnaie fondante « dite à intérêt négatif » perd même de sa valeur dans le temps. « Le principal intérêt, c’est de mettre sur le marché des billets dédiés à l’échange dans un circuit court et rapide. Passé le délai prescrit par une date de validité, une fonte de 2 % s’exercera alors », rapporte Paul, le trésorier du collectif. Vigilance requise pour l’utilisateur ! Pour prolonger la validité d’utilisation en cas de dépassement, le détenteur devra donc « revaloriser » ses billets en s’acquittant d’un timbre de prolongation.

Outre le fonctionnement financier de l’association, le produit de la fonte est destiné à alimenter des projets d’intérêt commun via un fonds de garantie géré par la Nef, coopérative de finances solidaires : « Les euros sont déposés sur un compte éthique ».

De son côté et après avoir souscrit un bulletin d’adhésion, le particulier peut dorénavant se procurer cette monnaie auprès des comptoirs d’échange des villes précitées. Tous les renseignements (bureaux de change, bulletin d’adhésion, liste des prestataires) sont à découvrir sur le site internet de l’association. A noter que la Muse n’existe que sous forme de coupons de 1, 2, 5, 10, 20 et 50… ce qui n’empêche pas les commerçants de rendre la monnaie. En centimes d’euros, bien évidemment.

Dans leurs différents thèmes, les coupons de la Muse s’emploient à valoriser le patrimoine environnemental, économique et touristique du Maine et Loire.
Dans leurs différents thèmes, les coupons de la Muse s’emploient à valoriser le patrimoine environnemental, économique et touristique du Maine et Loire.



Michel Barini
Contributeur Angers Mag - pour le secteur des Ponts de Cé et Murs Erigné. Collabore à la rédaction... En savoir plus sur cet auteur























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