La Nuit des Rois sur la scène parisienne.


Rédigé par - Angers, le Vendredi 4 Septembre 2009 à 20:02


Après un passage en avant-première au festival d’Anjou, en juin dernier, la Nuit des rois de William Shakespeare s’installe sur la scène parisienne à partir de ce samedi 5 septembre, pour une trentaine de date.



Nicolas Briançon, lors de la soirée anniversaire des 60 ans du festival d’Anjou, en juin 2009
Nicolas Briançon, lors de la soirée anniversaire des 60 ans du festival d’Anjou, en juin 2009
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« Rendre réel l’illusion, c’est la grâce de Shakespeare ! La nuit des rois est une histoire abracadabrantesque, avec des codes, et pourtant le spectateur entre dans l’histoire, il participe. » Belle illustration de cet échange avec le public, lorsque le personnage de Feste, interprété par Arié Elmaleh, utilise l’entracte pour jouer du cajón.

Attentif et complice, le public reprend le rythme en tapant des pieds et des mains en écho. « A la fin de la représentation, le spectateur est surpris de ne pas s’être ennuyé. »

Le langage de certaines répliques de cette pièce est surprenant, pour un texte datant du 16ème siècle. Avez-vous adapté le texte à notre époque ?
« Non, aucune adaptation en ce qui concerne le texte. J’ai gardé la traduction intégrale. Et lorsque les personnages interprété par Yves Pignot, Arié Elmaleh et Jean-Paul Bordes chantent un joyeux « Ferme ta gueule », je vous assure que c’est dans le texte d’origine ! »

Vous avez décidé de transposer l’histoire dans les années 20. Pourquoi ce choix ?
« Les années 20 caractérisent une période qui a peu changé depuis le 16ème siècle. Cette transposition me permet de rappeler que les personnages sont des archétypes humains qui traversent les époques. Il y a une certaine trivialité dans l’histoire, cependant chaque personnage a sa couleur et son caractère. »

Certains rôles d’hommes sont joués par des femmes. Pourquoi ?
« Pour le contexte de Viola qui se travesti en Césario. Un clin d’œil à l’époque du 16ème siècle où c’était l’inverse. » Car au temps de Shakespeare, les femmes n’avaient pas leur place sur les planches. L’ensemble des rôles féminins étaient joués par des hommes.

Pour ceux qui auraient raté La nuit des rois, mis en scène par Nicolas Briançon, lors du festival d’Anjou, la troupe est au Théâtre Comedia (4 boulevard de Strasbourg - 75010 Paris), du 05 septembre au 29 novembre 2009, pour une trentaine de représentation.


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