La Paulée de l'Anjou noir, la passion du vin et du terroir


Rédigé par - Angers, le 31/07/2014 - 00:38 / modifié le 31/07/2014 - 14:04


Avec près de 8% de la surface de vignes, la viticulture « Bio » se porte plutôt bien en Val de Loire. Mais les vignerons concernés, notamment ceux qui cultivent leurs vignes sur les sols rocheux de l’Anjou veulent marquer leur différence et faire valoir leur identité. Une vingtaine d’entre eux organisaient lundi, à Savennières, non loin d’Angers, une visite, une dégustation et une grande tablée avec leurs prescripteurs : « la Paulée de l’Anjou Noir ».



Paulée de l'Anjou noir : des participants attentifs aux explications du géologue Fabrice Redois. En fond, le village de Savennnières.
Paulée de l'Anjou noir : des participants attentifs aux explications du géologue Fabrice Redois. En fond, le village de Savennnières.
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Ils sont venus de loin, des USA, du Danemark, de Suède, de Chine et même du Japon pour participer à la 3e édition de la Paulée de l’Anjou noir, organisée cette année sur le Domaine du Closel, à Savennières, une zone d’appellation réputée, située sur les coteaux schisteux de la rive droite de la Loire. L’objectif des vignerons angevins : faire découvrir le vignoble local, mais aussi faire apprécier ces vins produits sur les contreforts du Massif Armoricain, sur un sol ardoisier, volcanique, carbonifère. Un sol difficile qui n’accepte aucune autre culture et dont la vigne s’accommode très bien, favorisant au passage le travail en biodynamie auquel de plus en plus de vignerons, respectueux de l’environnement et d’une certaine qualité de vie, adhèrent. Et ça tombe bien, de plus en plus de clients aussi.

Si le résultat est satisfaisant, les vignerons concernés souffrent néanmoins d’un déficit d’image. « En été on ne parle que du rosé », se désole Patrick Baudoin, vigneron à Chaudefonds sur Layon, non loin de Savennières. « Notre vin est très apprécié par les spécialistes, mais nous devons faire savoir qu’il est associé à un terroir bien particulier que l’on appelle l’Anjou noir », par opposition à l’Anjou blanc, récolté sur des sols calcaires. Cette différence se traduit par une « minéralité plus prononcée, une grande amplitude en bouche et un côté un peu iodé », expliquent les vignerons à l’exemple de Thomas Carsin, vigneron à Saint Aubin de Luigné. « Ça en fait un excellent vin pour la table ». Peut-être même plus que le rosé proposé sur la plupart des tables estivales ?

" Faire connaître nos vins pour tirer l’Anjou vers le haut "

Mais de l’Anjou, la plupart des consommateurs ne connaissent bien souvent que les vins blancs doux, coteaux du Layon et de l’Aubance, ou rouge de Saumur, et considèrent, à tort, que toute la production provient du même tonneau. C’est oublier un peu vite le travail de ces vignerons qui produisent un vin de qualité, à l'exemple de celui de Savennières, un vin blanc sec issu du cépage chenin, tout en finesse « un travail d’expression accompli sur notre terroir, par la voie de l’agriculture biologique » souligne Charlotte Carsin, présidente du collectif organisateur de la Paulée de l’Anjou Noir.

Outre la qualité de leurs productions, c’est tout le dynamisme et le sens de l’accueil qui les caractérisent que ces vignerons ont souhaité montrer à tous, importateurs, cavistes, restaurateurs, élus locaux, responsables économiques, représentants de la filière vinicole, invités à cette journée consacrée à la spécificité de leur terroir. Une balade dans le vignoble pentu de Savennières, commentée par François Redois, un géologue qui sait faire aimer la géologie et qui « partage, avec les vignerons Bio, un amour pour le sol ». Mais aussi un grand repas convivial, « une paulée » à la gauloise, avec cochons grillés et vins du terroir, pour démontrer que l’Anjou Noir produit des vins qui s’accordent avec la plupart des mets.

« Nous avons souhaité nous réunir sur des valeurs partagées, pour nous enrichir de nos différences et faire connaître nos vins pour tirer l’Anjou vers le haut », ajoutaient les organisateurs, faisant fi des averses qui auraient pu gâcher la fête. Mais ce ne sont pas quelques gouttes d'eau dans le vin qui arrêtent un vigneron.

charlotte_carsin_presente_la_paulee_de_l__anjou_noir.mp3 Charlotte Carsin présente la Paulée de l'Anjou noir.mp3  (1.52 Mo)



Pour en savoir plus : www.pauleeanjounoir.fr




Yannick Sourisseau
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