La Philharmonie vaut bien une grand-messe


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Vendredi 3 Avril 2015 à 18:57


L’Orchestre national des Pays de la Loire était l’invité de la toute nouvelle salle parisienne, dimanche 5 avril, dans le cadre de l’opération « Orchestres en Fête ». Et nous y étions.



La Philharmonie vaut bien une grand-messe
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On a beaucoup parlé dans ce nouvel écrin parisien ; on a beaucoup polémiqué surtout. Le dépassement important du coût de construction donnait matière aux pourfendeurs de la mauvaise gestion des deniers publics. Mais, comme le résumait Michel Ayroles, l’administrateur général de l’ONPL : « Quand on part en tournée à l’étranger, on est enthousiaste de voir la qualité et la beauté des salles. Et s’il existe de bons endroits en France pour la musique symphonique, il manquait une vraie bâtisse qui lui soit complètement dédiée. Cette Philharmonie comble ce retard ».

Certes, quand on se perd dans les dédales de cette immense bâtisse, flanquée dans le parc de la Villette, avec la Grande Halle et la Cité de la Musique comme voisines, on voit les traces d’un chantier en cours. Mais l’essentiel est ailleurs. C’est l’acoustique qui a dicté sa partition à l’architecture. Dans la « Grande Salle » de 2 400 places, offrant des gradins comme en suspension et permettant d’être en face à face avec le chef, le son s’invite partout.

Assis au dernier rang du quatrième étage, pour l’expérience, on a ainsi pu éprouver le défi. Eh oui : même la harpe délicate se fait entendre. Et quand une soprano, en l’occurrence Karen Vourc’h dans la magnifique œuvre « Wenn Du dem Wind » de Pascal Dusapin, compositeur associé à l’ONPL, se met à donner de la voix, l’effet est renversant.

Donné dans le cadre de l’opération « Orchestres en Fête », qui vise à faire découvrir la musique symphonique à un large public, ce concert de l’ONPL est une nouvelle belle vitrine pour l’orchestre dirigé par Pascal Rophé. L’ovation sincère qu’il reçut à la fin d’un programme, il est vrai, séduisant et fédérateur (« Printemps » de Debussy pour les larmes ; « L’Oiseau de feu » de Stravinski pour le sang), parachevait cette session hors frontières.

« C’est une fierté de jouer ici, nous confiait le violoniste Thierry Ramez, de la phalange nantaise. Il y a eu et il y aura les plus grands orchestres du monde à se produire dans cette salle. On est souvent émerveillé de découvrir les salles à l’étranger ; avec la Philharmonie, la France possède une vraie belle grande salle pour la musique orchestrale. Alors, oui, pour nous, c’est une chance et un privilège d’être là ».
 












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