La Saint Maurice, sans le soleil


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 26/09/2010 - 09:09 / modifié le 26/09/2010 - 22:45


C’est l’une des plus anciennes foire du Maine et Loire, voire de France. La Saint Maurice installée comme à son origine au pied du château de Brissac, non loin d’Angers, s'est déroulée une fois n’est pas coutume, sous un ciel chargé et un vent d’hiver. Cela n’a pas empêché les badauds de s’y rendre pour acheter oies et aulx.



Les monceaux d'ail de la foire de la Saint Maurice
Les monceaux d'ail de la foire de la Saint Maurice
D’habitude on parle de l’été de la Saint Maurice, c’est à dire des dernières journées ensoleillées et chaudes avant l’arrivée de l’hiver, période où se déroule la traditionnelle foire du même nom, à Brissac-Quincé (Maine et Loire). La 559ème édition, organisée ce dernier samedi de Septembre a un peu fléchi en terme de fréquentation, comme de température, un vent glacial et des nuages très menaçants ayant remplacé le soleil des années précédentes.

Au siècle dernier on y venait surtout pour acheter les blouses, cartables et autres accessoires pour la rentrée scolaire. La Saint Maurice se déroulant depuis ses origines en cette période on y trouvait tout pour équiper les enfants de pied en cap. Les chasseurs venaient également acheter leurs vêtements et leurs cartouches. Enfin on y venait pour goûter les premiers verres de « bernache », le jus de raisin tout juste pressé dans les domaines vinicoles environnants.

Si les vendeurs de babioles en tout genre et même de statuettes africaines ont remplacé les accessoires pour l’école, cette dernière commençant désormais beaucoup plus tôt, on y a bu, cette fois encore quelques tonneaux de vin nouveau. Selon les informations communiquées par les organisateurs, il y avait plus de 200 exposants installés entre les hauts de Quincé et la place Clémenceau, en passant par les virages du Tertre. On y trouvait même un village du Terroir, sur lequel les visiteurs pouvaient déguster les produits locaux, dont les fameux rillauds, l’une des spécialités brissacoises.

Beaucoup d'ail, mais moins d'oies

les bénévoles du Comité des Fêtes en action
les bénévoles du Comité des Fêtes en action
L’attrait principal de cette foire, à laquelle participe une population plutôt rurale, reste le négoce des oies pour le Noël prochain, de l’ail, des oignons et même de l’échalote. Il n’y a pas bien longtemps encore, la foire de la Saint Maurice servait à établir les cours de vente des oignons et de l’ail, pour le reste de l’année.

Au fil des ans les vendeurs d’oies sont de moins en moins nombreux. « La plupart des gens élèvent leurs oies où les achètent au supermarché », disait l’un des derniers vendeurs, installé sur la place du Tertre. « A la Saint Maurice ont peut acheter des oies exotiques, plus petites. Moi je vends celle de Toulouse, la vraie », ajoutait le vendeur, lequel avait déjà écoulé son cheptel aux premières heures de la journée. Comme tous les ans, plusieurs vendeurs de gallinacés, poules et canards, lesquels termineront aussi l’année sur la table du réveillon, étaient installés au cœur de la foire.

La Foire de la Saint Maurice de Brissac, valait une fois de plus le détour, ne serait-ce que pour s’attarder devant le stand d’un crieur de foire, lequel vendait son lot de couverture ou appareil à hacher les légumes, goûter la fameuse bernache, ou encore engloutir, l’heure du repas venu, un des fameux sandwiches à la poitrine fumée et aux oignons flambés au Sauvignon, préparés avec énergie par les bénévoles du Comité des Fêtes.




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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