La Ville d'Angers adopte un Contrat de ville unique... aux enjeux multiples


Rédigé par - Angers, le 28/04/2015 - 08:36 / modifié le 07/08/2015 - 08:17


Le conseil municipal d'Angers a adopté lundi soir, à l'unanimité, le Contrat de ville unique. Signé avec l'Etat pour une durée de 6 ans, il concernera, à Angers et Trélazé -le dossier est porté par l'agglomération- 29 000 habitants (contre 46 500 précédemment). Il s'accompagne d'une mobilisation transversale de 3 millions d'euros des différents services de la municipalité, à destination des quartiers prioritaires.



Les conseils citoyens mis en place il y a quelques jours à Angers correspondent aux quartiers prioritaires du contrat de ville adopté lundi soir en conseil municipal.
Les conseils citoyens mis en place il y a quelques jours à Angers correspondent aux quartiers prioritaires du contrat de ville adopté lundi soir en conseil municipal.
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Une poupée russe : voilà à quoi ressemblera la politique de la ville d'Angers à l'endroit des quartiers prioritaires. C'est en substance ce qu'il faut retenir de la présentation -et de l'adoption à l'unanimité du conseil- du Contrat de ville unique, lundi soir, lors du conseil municipal.

Le dossier est complexe -qui mobilise les services de la municipalité depuis 2013- mais il mérite qu'on s'y arrête. Parce qu'il n'y en aura qu'un durant le mandat en cours : le contrat de ville sera signé jusqu'à 2020. Parce qu'il induit surtout une nouvelle géographie prioritaire du territoire et regroupe au sein d'un seul dispositif une action sociale et une action de renouvellement urbain.

Concrètement, 8 quartiers sont identifiés dans ce contrat de ville unique (CVU) à Angers (Belle-Beille, La Roseraie, Monplaisir, Savary, La Morellerie, Hauts de Saint-Aubin, Grand-Pigeon) et Trélazé (Le Grand Bellevue), car il s'agit bien ici d'une stratégie d'agglomération. La définition géographique de ce CVU repose sur un seul élément, celui de la pauvreté. Quelques chiffres éclairent le fondement politique d'un dispositif qui succède au Contrat urbain de cohésion sociale. D'abord, le nombre d'habitants concernés : il passe de 46 500 à 29 000. Un resserrement qui permet de cibler encore plus les actions menées. L'autre chiffre, c'est celui du montant de financement de l'Etat, pour ce CVU. Il s'établit à près d'1,1 M€, répartis entre les quartiers angevins et trélazéen, la part de Trélazé se réduisant d'année en année.

Mais c'est bien un 3e chiffre qu'il convient de retenir : celui de 3 M€, qui correspond au budget de droit commun. De quoi s'agit-il exactement ? En gros, d'une approche transversale de la municipalité, qui mobilise les budgets des différents services en premier lieu sur les quartiers prioritaires. C'est une des grandes nouveautés de la politique de la ville à Angers.
Le contrat de ville urbain induit une nouvelle géographie prioritaire du territoire et regroupe au sein d'un seul dispositif une action sociale et une action de renouvellement urbain.

"Ces moyens vont nous permettre de conjuguer une approche thématique et territoriale", avance la 1re adjointe au maire en charge du dossier, Michelle Moreau. Le CVU regroupera à la fois des objectifs par quartier, mais également des objectifs thématiques autour de la cohésion sociale, du cadre de vie et du renouvellement urbain, et des préoccupations transversales définies au niveau national : la jeunesse, la lutte contre les discriminations et l'égalité homme/femme.

Le tout sera porté par les pouvoirs publics et leurs partenaires, mais aussi par les associations et initiatives retenus dans le cadre d'un appel à projets lancé en début d'année et qui sera renouvelé lors de chaque exercice. 

Lundi soir, pas plus Michelle Moreau que Christophe Béchu n'ont eu à convaincre l'opposition municipale sur le sujet. Et pour cause : la plupart des projets par quartier ont été définis à partir des études et réunions publiques engagées lors de la précédente mandature. Reste que la minorité a interrogé l'équipe en place sur la participation des citoyens à ces différents plans d'actions.

"Nous avons négocié avec le préfet pour établir un document qui pourra faire l'objet d'avenants", explique le maire d'Angers. "Les conseils citoyens mis en place à la mi-avril auront donc toute leur place dans ce dispositif". La perspective d'une certaine souplesse pour le CVU, une souplesse appelé de ses vœux par le leader de l'opposition Frédéric Béatse (PS), qui se satisfait par ailleurs qu'un "élu local" puisse être "le chef de file" pour mener à bien "la convergence des dispositifs", en formulant le souhait "qu'on y voit plus clair".

On le comprend. Car l'avenir des quartiers -dont on saisit chaque jour un peu plus la fragilité- dépend en partie de l'efficience des politiques publics, qu'elles portent le nom de Contrat de ville unique, de programme national de renouvellement urbain, de la remise à plat (et bientôt en cours) des actions des maisons de quartier ou du fonctionnement des associations. 




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