La fraternité, une urgence pour l'action sociale


Rédigé par Baptiste QUINIOU (avec Yves BOITEAU) - Angers, le 02/02/2017 - 08:17 / modifié le 02/02/2017 - 12:18


Angers accueille depuis mercredi les 10e Rencontres de l'Observatoire national de l'action sociale (ODAS), une association qui œuvre dans l’évaluation des politiques publiques en matière sociale. Et qui, à la veille de l'élection présidentielle, veut placer clairement la question de la fraternité au centre du débat politique.



Jean-Louis Sanchez, délégué-général de l'ODAS
Jean-Louis Sanchez, délégué-général de l'ODAS
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Des trois mots de notre devise républicaine, il n'est pas toujours celui qui occupe le haut de l'affiche ces derniers temps. Face au délitement de certains liens sociaux, crise économique et précarité oblige, la fraternité semble parfois mise à mal. C’est avec la volonté de faire émerger des bonnes pratiques pour s'attaquer à ces maux qui traversent la société française, que sont réunis depuis mercredi au Centre des congrès d'Angers, des centaines de professionnels et responsables de l'action sociale de tout le pays.

A l’initiative de ces journées, l’ODAS (Observatoire national De l'Action Sociale), une association créée en 1990, peu après la création du Revenu Minimum d’Insertion (RMI), ancêtre du RSA, pour évaluer, de manière indépendante, les politiques publiques en matière d'action sociale. "Le but était alors d’évaluer l’impact de ces mesures sur la vie des gens car on faisait des lois sans savoir quelles conséquences elles allaient avoir sur leur quotidien", rappelle Jean-Louis Sanchez, son délégué-général.

Au fil du temps, l’ODAS est devenu un acteur important des politiques de développement social et un centre de ressources et de remise en question des collectivités notamment. Vieillissement, protection de l’enfance, accès aux soin des plus démunis...  Ses centres d'intérêts sont aussi divers que l'est l'action sociale. Et ses observations critiques, recherchées.  "Quand on regarde les différentes institutions créées par l’Etat, on se rend compte qu’elles peuvent être instrumentalisées. Alors que notre statut associatif nous permet de nous tenir à distance, tout en regroupant l'ensemble des acteurs du social : Départements, Etat, Villes ou organismes de protection sociale, insiste Jean-Louis Sanchez. Actuellement, le président de l’association est Christophe Béchu. C’est quelqu’ un de consensuel mais dans le bureau nous avons autant de personnes de gauche que de droite et le précédent président était socialiste."

Un livre blanc pour les candidats à la présidentielle

Droite ou gauche, il n'y a pas eu beaucoup d'hésitation au sein de l'ODAS pour placer la fraternité et le vivre ensemble au cœur de ces 10e Journées Nationales. Car les besoins sont là. Et ils sont urgents. "On se bat depuis longtemps sur l’idée qu’il faut réorganiser les quartiers de manière à ce que les gens se parlent. Il est indispensable que tout le monde puisse trouver sa place, en particulier les personnes pouvant être isolées comme les gens âgés, constate Jean-Louis Sanchez. L’absence de lien crée de l’exclusion et ne permet pas de construire une société solide ».

En 2004, l’association a pris l'initiative de créer une charte de la fraternité qu'elle a ensuite soumise aux différentes collectivités, en l'adossant à des propositions concrètes. "Il y a eu la mise en place de la Journée citoyenne (reprise à Angers, notamment, NDLR) dont le principe est de faire réaliser des travaux d'utilité publique par les habitants d'une ville pendant une journée, cela crée du lien social. Dès que l’on imagine une pratique pouvant tendre vers cet objectif, on la promeut ». Autres objets de l'attention de l'ODAS, le service civique ou toute action permettant de promouvoir le respect mutuel entre voisins : "Il y a tout un pannel d’idées à soumettre afin de retisser des liens entre les personnes" assure Jean-Louis Sanchez.

Après des débats sur les nouveaux enjeux sociaux et le rôle (à jouer et à préciser) des pouvoirs locaux, il sera question aujourd'hui de "ségrégation territoriale", du vieillissement et de soutien à la jeunesse. Au bout du bout de ce travail de réflexion, l'ODAS remettra "un livre blanc de propositions à chaque candidat à la présidentielle lors d’une conférence qui se tiendra le 1er mars".









1.Posté par Nicolas le 02/02/2017 09:56 | Alerter
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La photo présente Jean-Louis Sanchez comme le président de l'ODAS, sauf erreur et comme mentionné dans l'article, il s'agit bien de Christophe Béchu. Faire de la fraternité un pilier d'action sociale est séduisant. Reste à adapter les actes aux belles intentions.

2.Posté par La rédaction d'Angers Mag le 02/02/2017 10:27 | Alerter
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La légende est corrigée. Merci de votre vigilance.

3.Posté par SEV le 03/02/2017 00:55 | Alerter
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comment est-il possible de qualifier l'OADS d' "organisme indépendant" quand elle est présidée par un sénateur ?! quelque chose m'échappe...








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