La librairie Richer placée en redressement judiciaire


Rédigé par La rédaction - Angers, le 01/09/2016 - 21:15 / modifié le 02/09/2016 - 12:53


Alors que la rentrée littéraire bat son plein, le tribunal de commerce a prononcé ce jeudi la mise en redressement judiciaire de la célèbre enseigne de la rue Chaperonnière. Son directeur, Pierre Richer, admet vouloir ainsi accélérer la recherche d'un repreneur.



La librairie Richer en 2014, avec une file d'attente, lors de la signature organisée autour de la venue de Valérie Trierweiler.
La librairie Richer en 2014, avec une file d'attente, lors de la signature organisée autour de la venue de Valérie Trierweiler.
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Triste rentrée littéraire à la librairie Richer : nos confrères du Courrier de l'Ouest  ont annoncé ce jeudi après-midi le placement en redressement judiciaire de l'enseigne par le tribunal de commerce, ce 1er septembre. Selon le quotidien, la librairie "fera l'objet d'une période d'observation de six mois et d'un inventaire de ses biens immobiliers".

"C'est malheureux que ce redressement surgisse en pleine rentrée littéraire, nous nous retrouvons un peu démunis", lâche l'un des 19 salariés de la librairie qui explique : "Cela fait dix ans que Monsieur Richer essaie de vendre sans trouver de repreneur dans sa famille. A 65 ans, il avait envie d'arrêter. On ne tiendra pas six mois, c'est évident. Au pire des cas, nous pouvons fermer dans quinze jours. Sauf si nous trouvons un repreneur".

Sur ce point, Pierre Richer admet que le dépôt de bilan a été fait "dans ce cadre-là". Comprendre : pour déclencher l'action d'éventuels repreneurs. "Des personnes sont intéressées, nous verrons si cela aboutit. D'autres peuvent également être intéressées dans le cadre d'un règlement judiciaire". Et le directeur de lancer un message à son potentiel successeur : "C'est une entreprise qui a une forte notoriété et un personnel compétent. Il faut désormais trouver la personne qui puisse donner une nouvelle dynamique à la librairie Richer".
"C'est une entreprise qui a une forte notoriété et un personnel compétent. Il faut désormais trouver la personne qui puisse donner une nouvelle dynamique à la librairie Richer"

La librairie Richer avait déjà fait parler d'elle l'année passée, avec le licenciement économique de quatre salariés en début d'année et de son directeur d'alors, Antoine Boussin, ancien directeur commercial de la maison d'édition Grasset, en juin. Pierre Richer - petit fils d'Alexis Richer, qui acheta la librairie à ses prédécesseurs en 1926 - avait alors repris la direction du commerce. "Depuis plusieurs d'années, le chiffre d'affaires baissait. Après que j'ai repris la main l'année dernière, il n'a pas progressé", regrette celui qui a intégré l'entreprise familiale en 1980 avant d'en devenir directeur en 1987.

Pierre Richer recense trois causes à cette chute des chiffres de la librairie : un secteur du livre en berne, la concurrence des ventes sur internet et "la conjoncture angevine" - avec la présence de deux "gros centres commerciaux en périphérie" qui, même s'ils sont dépourvus de librairie, attire les potentiels clients du centre-ville.

C'est aujourd'hui une véritable institution littéraire et 90 ans d'histoire angevine qui menacent de s'arrêter : "Dans les années 60-70, Richer était l'une des 10-15 plus importantes librairies de France", détaille l'ancien directeur de l'établissement, Antoine Boussin. "La situation actuelle me désole. Il ne faut pas se leurrer, la fermeture de Richer serait un drame pour la librairie à Angers : elle ne profiterait à aucune des autres enseignes angevines, mais à Amazon."

L'homme estime pourtant que "la librairie Richer a toujours un gros potentiel" et ouvre quelques pistes pour les potentiels repreneurs : "Ce doit être un lieu ouvert à tous, où les clients, comme à sa grande époque, trouvent tout. Et on ne parle pas là de 20 000 références, mais de 80 000 !" assure Antoine Boussin.

De nombreuses rentrées littéraires : c'est tout ce que l'on souhaite aux professionnels de la fameuse enseigne, pour guider leurs fidèles lecteurs dans la jungle des quelque 550 livres qui sortent chaque année fin août-début septembre.









1.Posté par Paco Salamander le 03/09/2016 18:27 | Alerter
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Quel dommage pour ce lieu unique que j'ai toujours connu. J'envisageais une dédicace lors de mon passage, mais tout ça semble bien compromis. Souhaitons qu'il y ait un repreneur...

2.Posté par La Rousse le 04/09/2016 20:40 | Alerter
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"la présence de deux "gros centres commerciaux en périphérie" qui, même s'ils sont dépourvus de librairie, attire les potentiels clients du centre-ville"
ben voyons, encore la faute des centres commerciaux . donc quand les gens veulent un livre, ils vont dans un centre commercial où il n'y a pas de livres...c'est ridicule. visiblement les potentiels acheteurs qui hantent le centre ville le samedi ne "consomment" tout simplement PAS de livres. Les temps ont changé, on ne peut pas obliger les ge...

3.Posté par sophie le 05/09/2016 09:46 (depuis mobile) | Alerter
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Il faut beaucoup d''énergie pour mener une librairie , surtout une grande comme Richer, pas étonnant que ça s''essouffle quand la direction doit changer et que ça tarde. et oui LaRousse quand les centre ville sont moins passants on vend moins...

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