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"La plupart des confrères font du SCO un favori"


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Le Jeudi 15 Août 2013 à 16:30


Angers SCO se déplace à Dijon vendredi soir pour le compte de la troisième journée de Ligue 2. Correspondant sportif de RTL sur le Grand Ouest et journaliste à Angers Télé, Thierry Lardeux nous confie ses premières impressions sur le début de championnat des blancs et noirs et précise le suivi que la tété locale angevine entend consacrer au club cette saison.



"La plupart des confrères font du SCO un favori"
Deux victoires en championnat, une courte défaite en Coupe de la Ligue, c'est trop peu pour se faire un sentiment ?

"Ça peut donner quelques indices mais c'est trop tôt. Et il faut tenir compte de la qualité des adversaires : hormis Lens, un gros match où ça aurait très bien pu passer, Istres et Châteauroux seront, à mon avis, des équipes de deuxième zone. Ce ne sont pas des victoires anecdotiques pour le SCO mais il faut les mettre en perspective. Ce qui est intéressant en revanche, c'est qu'ils ont gagné à chaque fois avec une équipe amoindrie par les absences de joueurs-cadres."

Ce qui veut dire ?

"Ce qui veut dire qu'à priori, l'effectif 2013-2014 est là en qualité et qu'il est peut-être mieux que l'année dernière en quantité."

Avec Stéphane Moulin, c'est le changement dans la continuité ?

"On peut dire ça. L'équipe repart avec les mêmes principes de jeu, le 4-4-2 et un peu plus de solidité physique avec Konaté derrière et Keita au milieu. Mais encore une fois, il faut attendre. Si El Jadeyaoui part, le SCO n'aura plus d'accélérateur de jeu et pas grand monde pour franchir la ligne. Gamboa est un joueur qui a du volume, mais ce n'est pas un dribbleur. Et ça, ça peut peut-être manquer à un moment."

Parlons d'El Jadeyaoui. Partira, partira pas ?

"Alors là... Je pense que lui-même ne le sait pas et que le club non plus. L'essai à Arsenal ? Ils se sont fait un coup de pub, c'était l'objet de l'opération : réveiller le marché autour du joueur qui étonnement ne bouge pas, alors qu'il a été le meilleur passeur de la Ligue 2. Maintenant, qui sait : il a fait deux bons entrainements à Arsenal, peut-être que le club peut lâcher un million pour s'offrir un joueur comme lui."

La Ligue 1, "l'objectif logique"

Revenons au club et à son ambition. 5eme la saison passée, il garde une forme de modestie, publique du moins, sur ses objectifs. Pourquoi ?

"Elle est logique et elle tient pour partie au budget, le 16e de Ligue 2. En réalité, je pense qu'il y a un discours de façade pour ne pas mettre la pression et se prendre pour un autre mais derrière, faire comprendre que si on peut y aller (en Ligue 1 s'entend), on y va. Ce qui est amusant, c'est que lorsque je discute avec des collègues et confrères sur les stades, y compris à l'Equipe, la plupart font d'Angers un favori. Parce qu'il n'y a plus Monaco, Nantes et que dans leur esprit aussi, c'est une équipe qui évolue dans la continuité."

Ambitieux donc mais mieux vaut ne pas trop le dire...

"C'est toujours difficile de l'annoncer, car c'est parfois la meilleure façon de se planter. Mais il ne faut pas oublier que c'était l'ambition de Saïd Chabane à son arrivée, monter dans les trois-quatre ans. Si ce n'est pas cette année, ce sera l'année prochaine."

Nouveau président, nouveau centre de formation, nouvelles infrastructures... L'ambition se construit aussi hors du stade. Quel regard portes-tu sur ce projet sportif ?

"Quoi qu'on en dise et quoi qu'on en pense, (Willy) Bernard avait réussit à mettre en place des gens qui ont permis de redorer le blason du SCO et de s'installer, c'est Jean-Louis Garcia et c'est Olivier Pickeu qui est resté. Et puis Saïd Chabane est arrivé, plus carré, mais avec la même ambition d'aller en Ligue 1. Quand on est sportif professionnel, c'est l'objectif logique. C'est le discours qui me gêne parfois à Angers, entendre dire que c'est trop tôt. Mais il n'y a pas d'hésitation à avoir pour monter."

Rediffusions, talk-show et suivi

Comment Angers Télé va t-elle suivre le SCO cette saison ?

"Pas main dans la main mais en bonne intelligence, je pense que nous avons besoin d'eux et eux de nous. Ce n'est pas un secret, ils sont actionnaires de la chaîne, ce qui nous permet d'avoir un accord tripartite avec la Ligue pour pouvoir rediffuser certains matchs 48 heures plus tard. C'est aussi une émission hebdomadaire, le jeudi, un talk-show à 90% SCO avec la participation d'un joueur, d'un dirigeant et de journalistes. Et puis, c'est la présence quasiment quotidienne aux entrainements pour pouvoir faire de l'image."

Un match en direct, c'est inenvisageable ?

"Avec les droits télé, c'est exclu. En revanche, s'il y a une montée en Ligue 1, évidemment, on devra faire plus."

Et les autres sports ?

"On ne les délaisse surtout pas On a une émission tous les lundi qui est faite pour eux, y compris le sport amateur. Et puis, l'idée, c'est de temps en temps de retransmettre des matchs, ce qu'on a fait avec les Ducs (hockey-sur-glace) par exemple à quatre ou cinq reprises en direct sur internet, en réalisation directe ou en passant par une boîte de production. Nous avons diffusé aussi un match d'Angers-Noyant et on pense à l'UFAB (basket féminin) qui va rentrer dans la danse."