La rue maintient la pression contre le projet de loi Travail


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le 28/04/2016 - 17:20 / modifié le 28/05/2016 - 09:53


Ils étaient entre 2 000 et 3 000 à manifester ce jeudi à Angers contre le projet de loi porté par la Ministre du travail, Myriam El Khomri. Et ce, cinq jours avant l'ouverture du débat parlementaire concernant le texte.



Une nouvelle fois, la rocade faisait partie du parcours des manifestants.
Une nouvelle fois, la rocade faisait partie du parcours des manifestants.
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D'aucuns auraient pu s'imaginer que la mobilisation contre le projet de loi Travail faiblirait, pour cette quatrième journée de mobilisation majeure depuis le mois de mars. Il n'en a rien été ce jeudi, à Angers. Certes, si on est loin d'atteindre les 4 500 à 5 000 manifestants comptabilisés il y a un mois et demi, ils étaient tout de même entre 2 000 (selon la police) et 3 000 (selon les syndicats) à répondre à l'appel de l'inter-organisation formée par le CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef et l'UNL.

« Nous sommes beaucoup moins que le 31 mars mais ce sont des chiffres qui restent intéressants », pour Pascal Bouvier, secrétaire de l’Union départementale de la CGT, rejoint par Didier Testu, secrétaire de l'Union locale CGT d'Angers  : « Qu'il y ait des moments plus hauts que d'autres, c’est une réalité. Mais il est beaucoup trop tôt pour parler d'essoufflement ou d'envolée. Nous n'avons que la solution de la mobilisation pour créer un rapport de force et faire tomber cette loi ».
 
Car dans les cortèges, le mot d'ordre est toujours le même : retrait pur et simple du texte porté par Myriam El Khomri. « Nous avons fermement l'intention de poursuivre jusqu'au retrait de ce projet de loi », confirme Christian Mérot, secrétaire adjoint de l'Union départementale de Force Ouvrière. « Il est impératif que cette loi ne passe pas car elle constitue une régression sociale sans précédent ».
 
Les jeunes sont à nouveau en tête de cortège, pour la plus grande satisfaction de Jasmine Imbert, responsable fédérale de l'Union nationale lycéenne (UNL), qui comptabilisait quatre lycées angevins bloqués : « Aujourd'hui, ça ressemble à un 31 (mars) bis, il y a toujours autant de lycéens et ça fait plaisir de voir qu'ils ne lâcheront pas, qu'ils sont vraiment là contre la loi et pas pour sécher les cours. Les gens sont toujours aussi motivés, je suis confiante ».
« Les jeunes ont joué le rôle d'impulsion de la dynamique. Maintenant c'est aux travailleurs de prendre le relai pour le soutien de cette mobilisation » - Maurine Péron
 
Pour Maurine Péron, la nouvelle président de l'Unef Angers, cette mobilisation « traduit un ras-le-bol des jeunes, qui vivent un bizutage social ». Ni les amendements au projet de loi initial, ni les mesures annoncées par le Premier ministre, Manuel Valls, en faveur de la jeunesse, le 11 avril dernier (aide à la recherche d’un premier emploi, sur-taxation des CDD ou prolongation des bourses pour certains jeunes) n’auront convaincus les jeunes manifestants : « C’est uniquement lorsque les jeunes sont dans la rue que le gouvernement fait quelque chose en notre faveur. Notre mot d'ordre a toujours été le même, celui du retrait, et on s'y tient ».
 
Mais la mobilisation étudiante peut-elle tenir le coup en ces périodes de contrôles continus et de partiels ? « C’est forcément plus compliqué de prendre du temps pour aller dans la rue en période d’examens, donc on diversifie les moyens d'action : conférences, débats, ateliers de fabrication de slogans et de pancartes… », détaille Maurine Péron. « Les jeunes ont joué le rôle d'impulsion de la dynamique. Maintenant c'est aux travailleurs de prendre le relai pour le soutien de cette mobilisation ».
 

Dans trois jours, les syndicats seront à nouveau dans la rue pour la traditionnelle manifestation du 1er mai. « Comme en 2002 - contre Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielle - ou en 2010 - contre le projet retraites -, le projet de loi El Khomri va s'ajouter cette année aux revendications concernant les salariés, en France et à l'international : nous allons conjuguer les deux », explique Pascal Bouvier. Une fête du travail un peu particulière cette année puisque, comme le précise Didier Testu, « pour la première fois depuis des années, Force ouvrière manifestera avec nous. Nous espérons que ce 1er mai fera date ».












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