La viticulture angevine se mobilise (aussi) pour défendre le vin


Rédigé par Patrick TOUCHAIS - Angers, le 26/09/2013 - 16:45 / modifié le 26/09/2013 - 17:14


La filière viticole française, angevine y compris, veut se faire entendre. Elle en appelle aux pouvoirs publics et à l’opinion publique. En cause : des hausses de taxes, des interdictions de communication sur internet, et une refonte du message de prévention, qui seraient dans les tuyaux gouvernementaux.



La viticulture angevine se mobilise (aussi) pour défendre le vin
Relayée ce matin à Angers lors d’un point-presse par Patrice Laurendeau, le président de la Fédération viticole de l’Anjou, la mobilisation se concrétise par le lancement d’un site internet : www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr.

Sur ce site, la filière vin interpelle les élus et le grand public pour que cesse “l’assimilation du vin à un produit dangereux”. “Certes le vin contient de l’alcool. Nous ne nions pas les problèmes d’alcoolisme. On veut même participer à des rencontres, et à une politique de santé publique contre les excès de l’alcool”, souligne Patrice Laurendeau. “Mais on a en face de nous des hygiénistes au discours moralisateur, qui veulent culpabiliser les consommateurs, voire les effrayer en leur parlant cancer. On doit jouer sur l’éducation, pas sur la peur”.

Pour la Fédération viticole de l’Anjou, “il est possible d’avoir une consommation responsable de vin sans tomber dans l’alcoolisme”. Pour preuve, la majorité des Français ne boivent du vin qu’une à deux fois par semaine au cours d’un repas en famille ou entre amis.

“Le vin dans ces moments de consommation correspond à notre art de vivre à la française. La gastronomie, le repas à la française, ont été classés au patrimoine immatériel de l’Unesco. Que serait le repas français sans le vin ?”, interroge en conclusion Patrice Laurendeau.


















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