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Le Bon Pasteur ouvre ses portes et son cœur


Rédigé par - le 23 Mai 2010 à 15:45


« Pour vivre heureux, vivons caché ». Telle fut la devise de la congrégation religieuse du Bon Pasteur, à Angers, qui pendant des années s’est enfermée derrière les hauts murs de sa propriété, alimentant rumeurs et légendes quant à ses activités. En phase avec leur époque, les religieuses ont saisi l’opportunité des fêtes de la Pentecôte pour montrer qu’elles ouvrent désormais leurs portes à tout ceux qu’un monde sans foi ni loi, laisse sur le bord de la route.



le début d'une fresque collective pour la chapelle de la congrégation
le début d'une fresque collective pour la chapelle de la congrégation
Qui se cache derrière les hauts murs, arbres et grilles de cette imposante propriété située aux portes de la Doutre à Angers ? La congrégation religieuse Notre Dame de la Charité du Bon Pasteur, installée en ce lieu depuis le 19ème siècle fut fondée en 1835 par la sœur Marie-Euphrasie Pelletier, pour accueillir les « brebis égarées », selon les termes de l’Eglise. Il s’agissait d’une maison dite « de redressement » où l’Assistance Publique plaçait des jeunes filles au caractère bien trempé, fugueuses, abandonnées de tous, afin qu’elles reçoivent une éducation stricte dont seules les religieuses avaient le secret. Ce fut la période sombre de la congrégation, qui correspondait à une époque aujourd’hui révolue, alimentée par la hauteur des murs de la propriété et l’austérité de ses bâtiments.

Depuis, les temps ont bien changé et les religieuses, en accueillant les femmes battues, les jeunes filles démunies qui la plupart du temps sombrent dans la prostitution, ou encore les demandeurs d’asile, s’ouvrent sur le monde contemporain. Pour preuve la grande fête organisée sur la propriété angevine, ce week-end.

Mais le Bon Pasteur est, comme il le fut de tous temps, un lieu de spiritualité, sur lequel des femmes mais aussi des familles peuvent s’appuyer avant de poursuivre leur chemin. On y vient pour chercher assistance, conseil et un toit en attendant de trouver mieux.

Une communauté ouverte sur le monde

Le stand du Sharing Fair in Europe présenté par Soeur Mary Elise Rash (a gauche)
Le stand du Sharing Fair in Europe présenté par Soeur Mary Elise Rash (a gauche)
Présente désormais dans 72 pays avec environ 4000 religieuses, la congrégation du Bon Pasteur, dont la maison Mère est toujours à Angers, est reconnue comme ONG à titre consultatif auprès des Nations Unies. « Notre foi nous engage à être porteuses de vie auprès des personnes en détresse, marginalisées ou blessées de la vie », déclare Sœur Magdalena Franciscus, Provinciale de la congrégation et grande organisatrice de la fête. « La Pentecôte c’est la fête de l’ouverture. Par cette fête nous voulons montrer ce qu’est la vie de religieuse aujourd’hui et donner un message d’espérance à tous ceux qui sont dans la détresse ». Sans donner de leçons, les religieuses apportent, chacune à leur niveau et selon les contraintes du pays dans lequel elles interviennent, de la chaleur et de l’humanité.

« Notre fondatrice a su être attentive à toute détresse et répondre aux besoins de son temps. Il nous a semblé bon d’avoir l’audace de faire cette fête et de partager nos actions, avec nos forces et nos faiblesses », poursuit la religieuse. « Notre défi, c’est l’urgence des femmes blessées, bafouées dans leur dignité. C’est aussi le trafic d’êtres humains en Europe. Nous devons travailler avec d’autres structures et nous faire connaître ».

Pour cette Fête internationale de la Pentecôte, laquelle s’adressait plus particulièrement aux angevins, il s’agissait de démontrer ce qu’est la congrégation et comment elle a su évoluer pour répondre aux besoins du monde d’aujourd’hui. Pendant deux jours chacun y est allé de son stand à l’exemple du « Sharing Fair in Europe », lequel propose des objets réalisés par des femmes que les sœurs remettent, par le travail artisanal, dans le droit chemin. « Il ne s’agit pas de les éduquer, mais de leur redonner confiance et espoir, afin qu’elles échappent à la misère et aux réseaux de prostitution », explique Sœur Mary Elise Rash, venue tout droit du Canada Britannique pour aider ses collègues angevines. L'argent ainsi récolté permet d'aider d'autres femmes en difficulté.

C’est dans cet esprit de communauté, largement ouverte sur le monde extérieur que la congrégation a accueilli l’espace d’un week-end, les délégations étrangères, mais aussi tous les visiteurs qui voulaient en savoir plus sur la « grande maison » du Bon Pasteur.




1.Posté par Bissieres Claudette le 27/05/2010 01:30
Un grand MERCI à tous ceux qui ont organisé ce grand rassemblement
Après 50 ans de séparation!!! il est difficile de se retrouver .
Nous avons changé mais pas notre cœur!!! L' affection que nous avions pour nos Mères est restée la même. particulièrement à Mère Véronique , je lui dis MERCI de m' avoir Aidé et Aimé
Amitiés à Nicole Josselyne Josette

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