Le Chabada en pince pour Gaëtan Roussel


Rédigé par Pierre G. - Angers, le Dimanche 17 Octobre 2010 à 22:50


Le Chabada à Angers vient d'accueilli un nom qui fait l'unanimité dans la profession. Après sa collaboration avec le groupe Louise Attaque et Tarmac, Gaëtan Roussel est venu présenter pour sa tournée, les titres de son premier album " Ginger " et son tube "Help Myself". Pour ouvrir les hostilités la scène fut offerte à un vrai talent : Sweet Gum Tree.



Le Chabada en pince pour Gaëtan Roussel
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Que dire de cet homme qui intervient sous le pseudo" Sweet Gum Tree ". Qu'il est plein de talent ? Oui, il en regorge. Sous une fine silhouette se cache une voix abimée, une voix séduisante à la Michael Hutchence. La composition musicale est brillante, travaillée, pleine de coupures et d'envolées. Les titres sont puissants, chaleureux. L'asymétrie dans le texte, la qualité du musicien...

D'ailleurs, c'est tout ce qui nous manque, nous public, frustrés de voir que Sweet Gum Tree possède une telle capacité à vous faire décoller une salle, mais que son chanteur est peu relayé, si ce n'est par un xylophone, une basse... On aimerait tant revoir Sweet Gum Tree avec une formation d'envergure, dont les musiciens impulseraient la prestation scénique que l'écriture mérite !

Le Chabada en pince pour Gaëtan Roussel
S'embrasser un peu, s'enlacer beaucoup... Gaëtan Roussel a le sourire de l'homme qui aime entrer en scène, et nous communiquer cette joie. Énergique, tonique, pêchu... Ce qui différencie le concert du show, c'est peut être l'attitude, l'envie, la qualité et la présence des musiciens. La formation de Gaëtan Roussel répond à l'enthousiasme et à la débauche d'énergie que l'on peut attendre d'un nom, au moins de sa renommée.

Les angevins ont rapidement salué la prestation vivifiante, émanant des duos en scènes : 2 batteurs, 2 choristes (saxophonistes), 2 guitaristes bassistes, et Gaëtan Roussel parsemant son timbre affirmé dans ce show bien calé. Et c'est peut être aussi ça la limite de cette formation, qui outre quelques écarts de construction (le guitariste devient batteur dans un moment de grâce), présente une énorme machine, peut être « trop » lisse, aiguisée pour appréhender toutes les scènes, mais manquant de cette originalité qui accompagne les premiers pas d'un groupe...

Le texte est bon même si parfois sans reliefs, cette pop a ses tubes et ses airs entêtants. L'ensemble manque peut-être seulement d'un peu plus de charisme ou d'un caractère plus affirmé.











Angers Mag