Le Conseil départemental est en ordre de marche


Rédigé par - Angers, le 21/04/2015 - 08:45 / modifié le 21/04/2015 - 17:26


Deuxième et dernière séance d'installation, lundi matin, pour le Conseil départemental du Maine-et-Loire. Son président, l'UDI Christian Gillet, a tenu le micro pour procéder à la désignation des présidents de commissions ou représentants dans les différentes instances où la collectivité siège. Il a aussi été question de la baisse de l'enveloppe affectée aux indemnités des élus. Pour l'exemple.



Le Conseil départemental est en ordre de marche
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C'est un refrain bien connu qui deviendrait presque une antienne. A l'heure d'introduire la deuxième session du Conseil départemental depuis l'élection du 29 mars dernier, le président de la collectivité, Christian Gillet (UDI), en a remis une couche sur le désengagement de l'Etat, comme il le fait de manière systématique depuis que l'on cause budget -soit depuis l'automne dernier- au Département.

Lundi matin, lors de ce qui constituait "la dernière séance d'installation" de la collectivité, c'est par le prisme des 6 commissions mises en place que l'élu angevin s'est exprimé sur le sujet : "Ces commissions auront, plus encore que par le passé, un rôle stratégique dans la vie de notre assemblée puisqu’elles seront un lieu d’études et de définition des choix que notre collectivité aura à opérer au cours des prochains mois en intégrant les contraintes financières que nous impose l’Etat par la forte réduction de nos recettes, notamment la Dotation globale de fonctionnement (DGF), et surtout en laissant nos dépenses sociales dériver avec la crise, sans compenser les restes à charges, alors que l’Etat s’y était engagé."

Et Christian Gillet de préciser : "Cela représente 11 millions de baisse de la DGF partiellement compensé par une augmentation aléatoire des droits de mutation et 30 millions d’allocation RSA sur 82 non remboursé au Département. Les économies de fonctionnement (...) sont certes indispensables dans la situation financière grave que connait notre pays, mais l’Etat doit aussi et d’abord montrer l’exemple et ne pas seulement pointer le doigt sur les collectivités locales, qui seraient laxistes (...) Une telle attitude qui confine à l’hypocrisie, ne sera pas tenable à très court terme."

Vrai, lui répond en substance le patron de la minorité de gauche, le socialiste Grégory Blanc, qui demande à l'Etat "d'aller plus loin pour réparer les dégâts du passé : ceux des transferts de compétences mal compensés au niveau national depuis les réformes Raffarin"... mais aussi "ceux de l'emballement incontrôlé de la dette décidé ici même au niveau départemental".

Bref, chacun est resté sur ses thèmes de campagne, mais dans une ambiance "constructive", souvent inhérente aux débuts de mandature. "Nous apprécions vos premiers signaux de gouvernance plus partagée, plus ouverte, plus respectueuse de de chacun", signale ainsi celui qui est aussi le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste.
5% de baisse d'indemnités : "Une mesure symbolique, certes, mais qui a valeur d'exemple, de rigueur et de transparence"

Sur certains points, le règlement intérieur du Conseil départemental adopté lundi matin, a ainsi pris en compte la plupart des remarques formulées par l'opposition. Le temps dira si ce travail en bonne intelligence perdure. Reste que tous, conseillers de la majorité départementale ou de la minorité, sont logés à la même enseigne, en terme de rémunération. Comme initiée à la fin de la précédente mandature, lors du vote du budget primitif de 2015, la baisse de 5 % de l'enveloppe affectée à l'indemnité des élus a été reconduite. "Une mesure symbolique, certes, mais qui a valeur d'exemple, de rigueur et de transparence", souligne Christian Gillet. 

Pour être clair, voici ce que les élus du Conseil départemental gagneront (net) pendant les 6 années à venir : le président touchera une indemnité de 4442 €, quand les 6 vice-présidents empocheront 2536 €, les secrétaires départementaux et membres de la commission permanente, 1993 €, et les autres conseillers départementaux, 1811 €.

Quoi retenir d'autre de cette seconde session d'installation ? Sans doute la "flexibilité" des commissions mises en place. Le renouvellement intégral de l'assemblée ne se déroulant que dans 6 ans (contre un renouvellement par moitié auparavant), possibilité sera offerte aux conseillers de changer de commission au bout de 2 ou 3 ans, "pour maintenir et renouveler l'intérêt de chacun dans les travaux des commissions".

Une flexibilité qui permettra aussi de s'adapter aux compétences alloués au Département, dans les mois à venir, par la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République).




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