Le Vilain : comment aller au Ciel avec un fils pareil ?


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mercredi 2 Décembre 2009 à 18:58


Après 20 ans d’absence, le Vilain, criminel le plus recherché du pays, revient chez sa mère pour se cacher. Celle-ci découvre la vraie nature de son fils, et décide d’essayer d’en faire un « brave homme ».



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Maniette (Catherine Frot), une vieille femme combative, malicieuse et engagée pour la survie de son quartier populaire convoité par les promoteurs immobiliers, se demande pourquoi Dieu ne veut pas la laisser mourir. Un soir, la visite imprévue de son fils Sidney (Albert Dupontel) lui fait retrouver le sourire. Mais c’est de courte durée lorsqu’elle apprend le passé réel de son fils, en découvrant dans sa chambre une trappe cachée contenant les traces de ses manipulations d’enfance. Elle finit par ouvrir les yeux derrière ses épaisses lunettes, et regarde sa vie différemment. A-t-elle raté son éducation ? Est-ce cela que lui reproche Dieu ? Sidney se rend compte que sa vieille mère l’a démasqué et tente par tous les moyens de se débarrasser d’elle.

Dupontel nous entraîne dans un univers burlesque et décalé, et se crée un rôle sur mesure en se mettant dans la peau de ce « vilain » survolté, sadique. Sa tortue s’en souvient encore et elle le lui rend bien ! Devenu criminel, il ne peut s’empêcher de faire le mal partout où il n’y en a pas. A ses côtés, une Catherine Frot transformée apprivoise la démarche des plus de 70 ans et se glisse parfaitement dans le rôle de Maniette, une femme au fort tempérament. Au fond, on se dirait presque « telle mère, tel fils » ! Ce duo qui se tiraille est complété par les apparitions de personnages caricaturaux tels que le docteur interprété par Nicolas Marié ou l’inspecteur interprété par Bernard Farcy, qui rendent certaines scènes hilarantes.

Dupontel alterne les travellings verticaux et horizontaux, ainsi que les gros plans, ce qui donne au film un cachet original et comique. On se sentirait presque bien dans ce monde chaotique coloré, entre coups de feu et tentatives de meurtre.

Le scénario est centré sur la relation parents/enfants et nous montre que même le plus grand des criminels qui n’a apparemment pas de cœur, éprouve de l’affection pour sa mère. Comme le dit Albert Dupontel : « On n’est pas les enfants que nos parents croient et nos parents ne sont pas ceux que l’on imagine… C’est de ce quiproquo que naît cet amour que l’on appelle filial.»

Chloé.











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