Le chocolat dans les veines


Rédigé par Patrick TOUCHAIS - Angers, le 20/02/2017 - 07:30 / modifié le 19/02/2017 - 21:46


Fidèle de l'opération Made in Angers, Stéphane Bourdillat accueille les visiteurs dans sa chocolaterie à Saint-Sylvain d’Anjou. Un espace de création et de production où on vit pour et par le chocolat.



Stéphane Bourdillat présente une de ses dernières créations.
Stéphane Bourdillat présente une de ses dernières créations.
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"C’est ici que ça se passe". En désignant son plan de travail à l’entrée de son laboratoire, Stéphane Bourdillat joint le geste à la parole et se positionne à son poste. Il est prêt.

"Et voilà, devant moi, j’aurai installé 40 chaises, et pendant deux heures, je vais faire une démonstration de fabrication d’un bonbon au chocolat. C’est un échange avec les gens, on parle de l’histoire du produit, des origines…" Et ça se bouscule. L’an passé, ils ont été plus de 800 à venir profiter de la visite de la chocolaterie familiale et artisanale à l’occasion de Made in Angers.

Auparavant installé dans un petit local rue Terrien-Cocherel à Angers, où il ne produisait qu’à destination des professionnels, il a décidé un jour d’ouvrir une petite échoppe pour la clientèle particulière. Le bouche à oreille a fait son œuvre. En 10 ans, il est passé de 200 kg à 5 tonnes par an. Et a fini par ouvrir un vrai magasin avec laboratoire attenant, à Saint-Sylvain d’Anjou, à deux pas du Parc des expositions d’Angers. « Loin du centre-ville, mais avec un parking gratuit, ça marche », sourit le maître chocolatier, qui voit son chiffre d’affaires progresser tous les ans avec une clientèle désormais composée à 80 % de particuliers.
"Tout petit, j’en emportais dans ma chambre et je faisais des pièces avec des moules"
Une valorisation réinvestie dans l’humain. « Je viens d’embaucher une jeune pâtissière. Nous sommes désormais 7 personnes, 2 au magasin, 5 au labo », souligne Stéphane tout en observant et corrigeant au passage les gestes de la nouvelle recrue. « Ma passion, c’est le chocolat. Tout petit, j’en emportais dans ma chambre et je faisais des pièces avec des moules ». Il a gardé son âme d’enfant, quand à temps perdu, il se lance dans la sculpture d’un gorille de 30 kilos qui surveille le client dans un des angles de la boutique.

Mais ce qu’il aime aussi, c’est la transmission de la passion. Pas peu fier de préciser qu’il a formé son fils Anthony, vainqueur de la coupe de France des chocolatiers en 2013, et Christophe Renou, sacré MOF (meilleurs ouvrier de France) en 2015. « J’ai formé une trentaine d’apprentis », précise le chocolatier angevin, qui n’oublie pas son parcours. « Je suis la 5e génération ». Lui aussi a su profiter de la transmission familiale.

www.madeinangers.fr  - www.facebook.com/BourdillatChocolats













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