Le député Patrick ROY s’en est allé, au son de la musique métal


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 03/05/2011 - 11:23 / modifié le 03/05/2011 - 11:33


Il avait donné une belle leçon de courage à l’ensemble de la classe politique lors de son retour dans l’hémicycle, le 15 mars dernier, après une douloureuse hospitalisation. Patrick Roy, député (PS) du Nord, est mort ce mardi 3 mai à l’age de 53 ans.



Patrick Roy, au micro de la radio RTL, lors de son retour en mars dernier
Patrick Roy, au micro de la radio RTL, lors de son retour en mars dernier
Comment ne pas parler de Patrick Roy cet homme politique qui forçait le respect, malgré son côté grande gueule. Atteint d’un cancer des voies digestives, il avait ému la classe politique, lors de son retour sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Il avait été accueilli sous un tonnerre d’applaudissements, par tous ses collègues, tous bords politiques confondus. Son courage est un exemple pour chacun de nous.

Très affaibli et amaigri, cet homme de conviction, avait tenu à démontrer que la vie est ce qu’il y a de plus beau. Malheureusement il n’aura pas pu le prouver bien longtemps, l’effroyable maladie ayant eu raison de cet indiscipliné qui n’hésitait pas à interpeller vertement les membres du gouvernements, ce qui en avait fait, bien avant sa maladie, un personnage peu commun.

Né à Denain dans le Nord en 1957, cet ancien instituteur était un passionné de musique et notamment de Heavy Métal. Dans sa ville dont il était le Maire, il avait même créé un festival de musique, les Métallurgicales. Au cours de cet événement qui lui permettait de réunir la culture ouvrière du Nord et sa passion musicale, il était même monté sur scène, avec sa veste rouge et sa guitare électrique pour jouer avec le groupe de rock métal Mass Hysteria

« Face à la mort redoutée, il y a la vie espérée. Ce souffle, vous me l'avez tous donné, tous, à gauche, à droite, au gouvernement. Jamais, jamais je n'oublierai. Demain je serai de nouveau un opposant farouche, mais la vie est belle, je vous aime tous », avait-il déclaré lors de son retour sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Malgré un nouveau traitement dans lequel il fondait beaucoup d’espoir, il n’a pas pu gagner le combat contre la maladie. Les députés, la ville de Denain et toute la France, perdent un homme qui avait foi dans la démocratie et les valeurs humaines. Qu’il repose en paix.



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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