Le discours d’un roi : Quand parler devient possible !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Samedi 12 Mars 2011 à 10:22


Le duc d’York, Albert, fils cadet du roi mourant Georges V, se voit confronté depuis tout petit à des problèmes de bégaiement. Pour remédier à ce fléau, il a déjà consulté tous les plus grands spécialistes, en vain. C’était avant de faire la connaissance de Lionel Logue, spécialiste aux méthodes novatrices et peu conventionnelles. Une amitié va se lier entre les deux hommes, une confrontation de deux milieux sociaux, une relation de confiance pour réussir à vaincre le bégaiement de l’héritier du trône d’Angleterre.



« Bertie », le duc d’York (Colin Firth), en plein travail avec Lionel (Goeffrey Rush), peut compter sur le soutien sans faille de son épouse, Elizabeth (Helena Bonham Carter).
« Bertie », le duc d’York (Colin Firth), en plein travail avec Lionel (Goeffrey Rush), peut compter sur le soutien sans faille de son épouse, Elizabeth (Helena Bonham Carter).
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Primé par quatre oscars (dont celui du meilleur réalisateur), le deuxième film de la carrière cinématographique de Tom Hooper fait forte impression sur le public. Un long-métrage qui montre la face cachée de Georges VI, fait rentrer le spectateur dans l’intimité d’un monarque réservé, en lutte constante avec ses problèmes de bégaiement. L’amitié qui se tisse au fil du film entre Albert, Georges VI (Colin Firth, «La jeune fille à la perle», « A single man ») et Lionel Logue (Geoffrey Rush, «Pirates des Caraïbes », « Shine ») contribue à l’émotion du spectateur qui versera à un moment ou à un autre sa petite larme, en signe de reconnaissance en ce film fort bien fait.

La façon de filmer contribue également à la réussite du « Discours d’un roi », des très gros plans sur la bouche du duc d’York dans ses apparitions en public décomposent bien toute la difficulté de celui-ci à s’exprimer, et donnent l’envie au spectateur d’intervenir, de venir l’aider à lire son texte. La proximité du spectateur avec le personnage de Georges VI n’en est que renforcée. Le montage est également très réussi, car le spectateur sent au fur et à mesure que le film avance les progrès du duc d’York, son ouverture à Lionel s’agrandir, tout en voyant l’échéance d’un discours en tant que monarque arriver, et en espérant qu’il y arrivera. Le personnage de Georges VI est pathétique, et il ne serait rien sans la performance saisissante de Colin Firth, récompensé à juste titre de l’Oscar du meilleur acteur ; le spectateur est pris d’émotion quand il cède à la pression, s’effondrant dans les bras de sa femme, déclarant qu’il n’est pas fait pour être roi…

Des touches humoristiques sont ajoutées afin d’alléger la tension du film, dur et à la fois bon enfant. Il en ressort une oeuvre d’une grande beauté, dotée d’une morale, d’un propos psychologique. Le discours final ponctue et constitue l’apogée de ce film époustouflant, fort en émotion.

« Le discours d’un roi » est donc sans conteste un film qu’il faut avoir vu, car il est une référence cinématographique à part entière.

Royal !

Thomas.












Angers Mag