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On ne le dira jamais assez, les handicapés sont des citoyens à part entière dont la différence ne se situe pas dans la modification physique qui les affecte, mais bien dans le regard que la société porte sur eux. Et pourtant chacun, valide aujourd'hui, peut se retrouver dans la même situation à un moment ou l’autre de sa vie.
Vivre ensemble, en parfaite harmonie, où chacun puisse échanger, discuter, comme tous citoyens acteurs de leur ville, sans exception, c’est ce que souhaite avant tout le maire d’Angers, Frédéric Béatse et son adjointe à la santé et au handicap, Rose-Marie Veron. Un souhait qui n’a rien de démagogique et qui dépasse largement les clivages politiques
D’où l’idée d’inviter les personnes en situation de handicap et leurs familles et amis, à la réunion du Conseil Municipal qui se tenait ce vendredi à Angers. Pour cela cinq d’entre eux, représentants des associations du Conseil Local du Handicap, s’étaient installés face au maire et ses adjoints, en lieu et place des adjoints de quartier afin d’expliquer leur situation et comment il la vivait au quotidien.
« C’est pour moi un grand moment d’émotion », déclarait Rose-Marie Veron en ouvrant la séance, visiblement ravie d’avoir pu réaliser cet exploit. Pour cela la salle du conseil, globalement accessible depuis plusieurs années aux personnes à mobilité réduite avait dû subir quelques modifications au niveau des accès des élus concernés. Le dispositif était complété par une boucle magnétique, nécessaire aux sourds et malentendants et la participation d’assistants. Le Conseil était donc accessible à tous les citoyens, sans exception.
Vivre ensemble, en parfaite harmonie, où chacun puisse échanger, discuter, comme tous citoyens acteurs de leur ville, sans exception, c’est ce que souhaite avant tout le maire d’Angers, Frédéric Béatse et son adjointe à la santé et au handicap, Rose-Marie Veron. Un souhait qui n’a rien de démagogique et qui dépasse largement les clivages politiques
D’où l’idée d’inviter les personnes en situation de handicap et leurs familles et amis, à la réunion du Conseil Municipal qui se tenait ce vendredi à Angers. Pour cela cinq d’entre eux, représentants des associations du Conseil Local du Handicap, s’étaient installés face au maire et ses adjoints, en lieu et place des adjoints de quartier afin d’expliquer leur situation et comment il la vivait au quotidien.
« C’est pour moi un grand moment d’émotion », déclarait Rose-Marie Veron en ouvrant la séance, visiblement ravie d’avoir pu réaliser cet exploit. Pour cela la salle du conseil, globalement accessible depuis plusieurs années aux personnes à mobilité réduite avait dû subir quelques modifications au niveau des accès des élus concernés. Le dispositif était complété par une boucle magnétique, nécessaire aux sourds et malentendants et la participation d’assistants. Le Conseil était donc accessible à tous les citoyens, sans exception.
Changer le regard sur le handicap
« Nous travaillons actuellement à la formation du personnel municipal pour que l’accessibilité soit intégrée systématiquement à tous les projets et aux actes posés au quotidien », affirmait Rose-Marie Veron, démontrant si besoin était que dans cette ville, l’accessibilité n’est pas un vain mot, même si certains écueils subsistent encore.
Selon l’élue, cette démarche portera sur la partie réglementaire imposée par la loi 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle portera aussi sur « l’accessibilité citoyenne et relationnelle qui résulte d’une politique municipale volontariste de la Ville d’Angers ».
Des actions sont d’ores et déjà menées pour permettre l’accès des personnes en situation de handicap à tous les actes de la vie quotidienne, mais aussi à l’offre culturelle et événementielle à l’exemple de la semaine Louis Braille à Angers, reconnu comme un événement d’importance nationale. En clair la Ville d’Angers met tout en œuvre pour que ces citoyens soient parfaitement intégrés et ne soient plus traités à la marge. Dernièrement une action visant à référencer les espaces commerciaux accessibles a été conduite à Angers par une association nationale : JACCEDE.
Reste que la prise en compte est quotidienne et ne concerne pas uniquement les services publics, mais bien chacun de nous. Au-delà de ce Conseil au cours duquel chacun, élus et représentants des familles d’handicapés ont pu échanger librement, mais avec émotion, cette situation est bien l’affaire de tous.
Outre ce conseil municipal, c’est à une véritable prise de conscience qu’élus et personnes concernées appellent. « Il faut éveiller les consciences et investir le champ de la communication pour que ce pétillement de joie et de vie qui nous parcourt tous contribue à nous rapprocher davantage », déclarait une aveugle, formatrice de personnes atteintes du même handicap. Même si le rapport s’est amélioré ces dernières années, il reste du travail à faire, chaque jour, pour que nos concitoyens, déjà très touchés dans leur chair, puissent vivre comme tout le monde.
« Je crois que le plus grand chantier à mener dans le domaine du handicap est celui du changement de regard », a conclu Rose-Marie Veron avant de lire une phrase affichée sur l’écran de la salle du conseil et passer la parole à ses collègues : « Mon handicap je m’en arrange, mais le premier des handicaps c’est le regard des autres ».
Selon l’élue, cette démarche portera sur la partie réglementaire imposée par la loi 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle portera aussi sur « l’accessibilité citoyenne et relationnelle qui résulte d’une politique municipale volontariste de la Ville d’Angers ».
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