Le kin-ball, c’est gonflé !


Rédigé par Tiphaine CRÉZÉ - Angers le Dimanche 7 Février 2016 à 08:00


Cela fait 15 ans que le kin-ball a débarqué à Angers, ce qui fait du club l’un des plus anciens de France. Entraînement et découverte d’un sport né au Québec, dans lequel le fair-play est la règle n°1. Illustration ce dimanche, avec la tenue d'une des manches du championnat de France, au Plessis-Grammoire.



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Quiconque a été biberonné au Club Dorothée peut transférer sur chaque joueur de kin-ball le potentiel d’un héros de manga. Rapide, agile, scandant « Omnikin bleu » (gris ou noir) avant de frapper cet énorme ballon sensée mettre son adversaire en difficulté, il aurait facilement sa place dans un dessin-animé japonais.

Il n’en est rien. Car si la mascotte du SCO kin-ball est un panda (baptisé CouSCO), ce n’est pas à cause de ses origines asiatiques, mais en raison de ses couleurs (noir et blanc, évidemment…) et, surtout « parce qu’un panda c’est trop mignon ! ».

Cet argument suffit à résumer l’esprit qui règne, chaque lundi soir, lors de l’entraînement de la trentaine de licenciés angevins, salle Félix-Landreau, dans le quartier Saint-Léonard.
Delphine, inscrite depuis septembre seulement, ne s’y est pas trompée : « Une amie qui pratiquait le kin-ball m’en a parlé et elle avait l’air de bien s’amuser. Alors je suis venue et j’ai bien aimé l’ambiance et le sport. Même si la discipline n’est pas facile, les autres sont encourageants ! ». A ses côtés, Garance, qui pratique depuis 6 ans, renchérit : « Au kin-ball on a tout à apprendre ! ».

A priori, les règles sont simples. Trois équipes (les bleus, gris et noirs) de quatre joueurs s’affrontent sur un ½ terrain de handball. En attaque, les quatre joueurs, réunis autour de l’énorme ballon, désignent une équipe qu’ils souhaitent mettre en difficulté : « Omnikin gris ! ». L’équipe grise doit alors tenter ce qu’elle peut pour rattraper le ballon.
« Je joue depuis que j’ai 12 ans. Quand j’ai commencé, au Québec, le sport était à peine connu et, désormais, c’est le sport le plus pratiqué lors des activités périscolaires »

Et c’est là que tout se corse. « On se débrouille comme on peut », s’amuse Benjamin, l’un des entraîneurs. Les shorts troués témoignent des nombreuses glissades qui permettent de rattraper le ballon in extremis… « Au début on se râpe un peu la fesse, sourit Garance, mais une fois qu’on a compris comment glisser ça va ».
Gagner au kin-ball, c’est aussi « faire travailler la tête », comme le précise Perrine, la vice-présidente du SCO kin-ball, et « mettre au point des stratégies d’attaques et de défense ». Feinter fait forcément partie du jeu.

Parmi les maillots noirs et blancs qui s’agitent ce soir-là, Jonathan nous est présenté. Si CouSCO n’existait pas, il pourrait presque être la mascotte de l’équipe. Car Jonathan est d’origine québécoise et c’est évidemment là-bas qu’il a appris à manier ce ballon colossal. « Je joue depuis que j’ai 12 ans. Quand j’ai commencé, au Québec, le sport était à peine connu et, désormais, c’est le sport le plus pratiqué lors des activités périscolaires ».
Jonathan est entré dans l’univers du kin-ball par la porte « compétition » et a porté le maillot de l’équipe de France. Un atout pour l’équipe angevine, qui accueille le championnat ce 7 février, pour la deuxième fois de la saison.
Presque un échauffement avant la première Coupe de France de kin-ball, qui aura lieu les 11 et 12 juin, à Longué-Jumelles.

Les matchs auront lieu rue Saint-Gilles, au Plessis-Grammoire. Le premier match commencera à 10 h 30.
 
En chiffres
  • 1,22 m, c’est le diamètre d’un ballon de kin-ball. Une baudruche qui, remplie d’air, ne pèse qu’un kilogramme.
  • 12, c’est le nombre de joueurs sur le terrain pendant un match, soit 3 équipes de 4 joueurs.
  • 13, c’est le score que doit atteindre une équipe pour gagner une manche. Un match s’achève au bout de 3 manches gagnantes.
  • 300 €, c’est le prix d’un ballon de kin-ball sur le site officiel d’Omnikin, la marque dont il faut se doter sous prétexte d’être exclu de championnat…

« On n’a pas le droit de crier sur ses co-équipiers »
Benjamin Ménard, l’un des trois entraîneurs du SCO Kin-Ball
 
Où et quand est né le kin-ball ?
 
En 1986, Mario Demers, un professeur de sport québécois cherchait une discipline à faire pratiquer à ses enfants. Alors, il a développé un sport qui devait favoriser le fair-play et l’esprit d’équipe. Au kin-ball, on n’a pas le droit de crier sur ses co-équipiers ou sur ses adversaires ou de jurer (même pas un grand « merde » pour se soulager, sous peine de se voir retirer des points) et tous les joueurs de l’équipe doivent toucher au ballon donc personne n’est mis à l’écart. Le premier projet de Mario Demers était destiné aux enfants mais le kin-ball est devenu par la suite une vraie pratique sportive.
 
Comment cette énorme ballon a-t-elle débarqué à Angers ?
 
Le kin-ball est arrivé en France au début des années 2000 et le SCO est, avec Rennes, l’une des plus vieilles équipes sur le territoire. Depuis, plein d’autres ont poussé en France, majoritairement dans l’Ouest. Nous sommes aujourd’hui 400 licenciés. Mais même si le kin-ball se développe, on reste anecdotique.
 
Comment l’expliquez-vous ?
 
Il y a plusieurs raisons : des disciplines traditionnellement très bien implantées (comme le foot ou le basket), l’offre des pratiques émergeantes et atypiques est énorme et on constate un net recul de la pratique des sports collectifs de manière générale.





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