Le nom des gens : « On s’en fout »


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Samedi 27 Novembre 2010 à 09:31


Arthur Martin, ce sont des cuisines, mais c’est aussi le nom d’un homme, un homme qui va changer de vie, de façon de penser, en rencontrant Bahia Benmahmoud. Une jeune femme extravertie, qui d’une drôle de manière séduit les hommes pour les faire changer de parti politique. Cette comédie française en dit long sur la France.



Au premier plan : Lucien Martin (Jacques Boudet)  et Mohamed Benmahmoud (Zinedine Soualem) en train d’essayer de réparer la machine à café. Au second plan Arthur Martin (Jacques Gamblin) et Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) les regardent.
Au premier plan : Lucien Martin (Jacques Boudet) et Mohamed Benmahmoud (Zinedine Soualem) en train d’essayer de réparer la machine à café. Au second plan Arthur Martin (Jacques Gamblin) et Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) les regardent.
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Arthur Martin (Jacques Gamblin) et Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) ont tous deux des origines difficiles, la mère du personnage est juive, ses parents ont été déportés au camp d’Auschwitz, alors que le père de la femme est Algérien, réfugié en France. Au cours d’un flash back, nous apprenons que chacun d’eux a eu une manière différente d’aborder son passé, la famille Martin en a fait un tabou qui a fermé le dialogue entre eux, alors que la famille de Bahia se révolte pour la cause des étrangers et des sans papiers. On peut voir qu’Arthur Martin dans son plus jeune âge avait de gros problèmes avec les femmes et que Bahia était harcelée sexuellement alors qu’elle voulait faire du piano.

On retrouve les conséquences de leur enfance sur leurs vies présentes, Arthur s’occupe de prévention contre le virus de la grippe H1N1, et Bahia est devenue une prostituée. Homme discret, femme extravertie, comme dit le dicton « les contraires s’attirent » Mais ce n’est pas une histoire d’amour si simple, car Bahia choisit bien spécialement ses clients, des hommes de droite, « des fachos » en reprenant son expression : elle les séduit pour les rallier à son parti de gauche. Grâce à sa nouvelle fiancée, Arthur va tenter d’en apprendre plus sur ses grands-parents déportés. Sa mère (Michelle Moretti ), dans le rôle d’Annette Martin, jouée d’une façon extraordinaire, ne supportera pas ce retour trop direct à son passé. Finalement une courte séparation leur apprend que maintenant ils ne peuvent plus vivre l’un sans l’autre.

Grâce à ce film on apprend que derrière un nom exotique se cache une française révoltée et qu’un nom aussi commun que Martin est parfois trompeur, car qui aurait su qu’il avait des origines juives ? Mais ce n’est que le premier degré de compréhension, car on retrouve le dicton « les apparences sont trompeuses ». D’ailleurs le réalisateur, Michel Leclerc, met très souvent des citations comme celles là en scène, par exemple quand Arthur retrouve Bahia voilée et qu’elle lui parle d’avoir ouvert les yeux, dans la même scène Arthur se prend un poteau en plein face, preuve que lui ne les a pas encore ouverts.

On remarque aussi de nombreux plans rapprochés qui donnent une grande intimité entre les spectateurs et les personnages, on se sent très lié et proche d’eux. Et la musique mélancolique au moment de la rupture du couple nous arrache quelques larmes. De plus Michel Leclerc nous fait un petit clin d’œil au moment où l’ancien colocataire de Bahia énumère les noms communs de famille, il y ajoute le nom « Leclerc ».

Voilà une comédie envoutante, à aller voir pour se détendre.

Marine.










1.Posté par Arthur Martin le 20/12/2010 11:16 | Alerter
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Bahia n'est pas une prostituée et n'a pas de clients, ses relations ne sont pas payées.








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