Le nouvel Hôtel du Département est ouvert


Rédigé par - Angers, le 21/03/2017 - 07:40 / modifié le 21/03/2017 - 14:09


Au 48B du boulevard Foch, les premiers usagers ont été accueillis lundi dans le nouvel Hôtel du Département de Maine-et-Loire. 140 agents du Conseil départemental y ont rejoint les premiers locataires. En attendant l'inauguration officielle le 10 avril d'un bâtiment qui comptera désormais dans le paysage de l'hyper-centre angevin.



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Les Angevins ont commencé à se familiariser, depuis plusieurs semaines, avec les ondulations des lames de verre qui habillent sa façade. Ils ont aussi vu, en décembre, un restaurant la Boucherie et le café Saint-Aubin y ouvrir leurs portes au rez-de-chaussée, à l'angle de la rue St-Aubin. Depuis lundi, s'il souhaitent rencontrer le Président du Conseil départemental de Maine-et-Loire ou un(e) responsable de ses services - hors Solidarités-, ils doivent désormais franchir sa porte tambour au 48B du boulevard Foch. 

Six ans après la validation du projet, moins de deux ans après le lancement des travaux, le nouvel Hôtel du Département a donc accueilli ses premiers usagers lundi. Exit l'entrée historique, place Michel Debré, à l'arrière de l'abbaye Saint-Aubin et à côté de celle de la préfecture. Le visage architectural du Conseil départemental de Maine-et-Loire sera aussi maintenant celui de ce bâtiment contemporain dessiné par l'architecte angevin Frédéric Rolland.

Quelques chiffres pour en rappeler l'essentiel ? 6 571 m2 de surfaces répartis sur sept étages, 2 parkings sous-terrain et un investissement de 19,8 millions d'euros (HT) porté par une SAS dont la société d'aménagement Alter et la Caisse des Dépôts se partagent le capital. Si la première a installé une grande partie de ses équipes aux 4e et 5e étages, c'est pour suppléer la seconde qui a préféré finalement opter pour un déménagement de ses entités angevines près de la Gare.
 
Locataire, le Département pourra acquérir l'ensemble d'ici 6 ans

Christian Gillet, le président du Conseil départemental, l'a rappelé lundi lors d'une visite organisée pour la presse : ce choix l'avait conduit à hésiter un temps sur l'idée même de concrétiser ce projet, lancé à l'origine sous la présidence d'André Lardeux puis relancé par son prédécesseur, Christophe Béchu. Outre les équipes d'Alter et les commerces, le Centre d'activités Foch accueillera une vingtaine d'agents de la Région Pays-de-la-Loire, lesquels quittent leur site de la rue Béclard, et la société de conseils financiers MC Finance.

Le Centre d'activités Foch vu du boulevard (photo Bertrand Béchard).
Le Centre d'activités Foch vu du boulevard (photo Bertrand Béchard).
Mais ce sont bien les agents du Département qui y seront majoritaires. Soit près de 140 fonctionnaires territoriaux liées aux directions de l'ingénierie et de l'accompagnement des territoires, des routes et du cadre de vie, des finances, des affaires juridiques et de l'évaluation, et bien entendu de l'accueil. Sachant que 275 autres agents du Département exercent déjà sur les bâtiments contigus du site de Saint-Aubin.

Ce regroupement, a rappelé Christian Gillet, s'est accompagné parallèlement de la fermeture et de la vente des bâtiments où étaient dispatchées ces équipes : rue Hanneloup, rue des Arènes, rue Jean Bodin, boulevard Foch (avec l'Hôtel Bessonneau)... Des ventes qui ont rapporté plus de 11 millions d'euros soit quasiment la part de l'investissement du nouveau Centre d'activité Foch, ramenée à la surface occupée par le Département. Ce qui fait dire à son président qu'il s'agit bien "d'une opération neutre" pour les finances de la collectivité. 

Locataire par précaution -l'éventuelle poursuite de la réforme territoriale laisse encore planer quelques menaces sur son avenir-, le Conseil départemental pourra se porter acquéreur de l'ensemble du bâtiment d'ici 6 ans, voire 10 ans. "Tous les gens qui sont ici, sont des fonctionnaires qui jouent un rôle et sont utiles, précise Christian Gillet, Quelque soit l'avenir du Département, je ne m'inquiète pas, ils le resteront et le bâtiment sera toujours nécessaire."

Christian Gillet, le président du Conseil départemental, et Florence Dabin, sa vice-présidente en charge du patrimoine et des ressources humaines, au dessus des jardins dessinés au 19e siècle par André Leroy. Ceux-là mêmes que la Ville d'Angers souhaiterait voir s'ouvrir au public.
Christian Gillet, le président du Conseil départemental, et Florence Dabin, sa vice-présidente en charge du patrimoine et des ressources humaines, au dessus des jardins dessinés au 19e siècle par André Leroy. Ceux-là mêmes que la Ville d'Angers souhaiterait voir s'ouvrir au public.
L'ouverture du parc Saint-Aubin : "Pas avant 2019"
Vivement souhaitée par Christophe Béchu, le maire d'Angers, l'ouverture au public du parc Saint-Aubin, du nom des jardins de l'abbaye du même nom, n'est pas pour demain. "Nous n'y sommes pas opposés mais il faut voir dans quelles conditions cela peut se faire" explique Christian Gillet, sans rien cacher des divergences de vue qui opposent aujourd'hui les différents acteurs du dossier (Etat, Département et Ville). Au coeur du sujet : la sécurité. "Autoriser l'ouverture du parc au public, c'est d'abord veiller à la sécurité des occupants du site. Il ne s'agit pas que de nous mais aussi des services préfectoraux. Cela nous oblige à isoler les bâtiments du public." Comment ? Par "une grille", comme l'évoque le président du Conseil départemental ? Financée par qui ? "La réflexion est en cours. Mais ce ne sera pas avant 2019 si les négociations aboutissent..."




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