Le printemps des étourneaux


Rédigé par François BREAU - Angers, le 04/05/2010 - 21:58 / modifié le 05/05/2010 - 12:34


L'étourneau sansonnet est souvent vu en groupe, en automne on connaît ses célèbres rassemblements migratoires sur les câbles électriques de nos régions. Au printemps, il se fait plus discret. La période de reproduction bat son plein, les petits ne vont plus tarder a quitter le nid. C'est également pour nous la meilleure période pour les observer!



Un étourneau occupant la loge d'un pivert
Un étourneau occupant la loge d'un pivert
L'espèce est cavernicole, elle loge ses petits partout ou il y a des trous: maisons, murailles, arbres creux, loges de piverts désaffectées peuvent faire l'affaire.... Les nids sont renforcés a l'aide de plumes et brindilles. Les 4 ou 5 œufs éclosent au bout de 12 jours, les jeunes volent a 21 jours et rejoignent les bandes de jeunes étourneaux.

Le plumage nuptial des adultes est noir, irisé avec des reflets multicolores brillants au soleil. C'est la période de l'année ou l'oiseau est le plus beau. Sans cette couleur printanière, on pourrait presque le confondre avec le merle noir qu'il côtoie souvent pendant sa quête de nourriture.

L'étourneau est très grégaire, c'est, entre autres, une forme de protection contre les prédateurs, il migre en masse dès l'arrivée de l'automne. Il vit dans des habitats très variés, bois, lisières de forêt, villes, jardins, cultures, c'est un habitué des terrains bas.


Oisillons au nid, à quelques jours de l'envol.
Oisillons au nid, à quelques jours de l'envol.
Les étourneaux sansonnets sont très présents dans nos régions, ils vivent près des humains dans le monde rural mais également dans les zones urbaines. Ils sont omnivores, ils se nourrissent de vers, mais en groupe ils peuvent envahir une décharge ou des poubelles ou la nourriture est abondante.

Le chant de cet oiseau n'a d'ordinaire rien d'agréable. Il "pisote". Cependant c'est un imitateur fort doué, pour ne pas dire moqueur. Il est capable d'imiter le chant des autres oiseaux, voir même des sons de civilisation comme les sifflets, téléphones ou klaxons. Il peut donc se jouer des ornithologues qui pensent avoir identifié une espèce par son chant...

On a connu des grands groupes envahissant et devenant sources de nuisances, arbres abîmés, fientes endommageant des véhicules, nuisances sonores et réintroduction d'acariens. Ces phénomènes ont souvent terni la réputation de l'espèce au point de la mépriser. Actuellement la régulation naturelle joue son rôle et dans nos régions ces oiseaux ne constituent pas une menace.




François BREAU
François BREAU
Contributeur Angers Mag - spécialisé dans le domaine scientifique et le milieu naturel. Cinéaste,... En savoir plus sur cet auteur








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