Le rêve américain du « French editor » Emeric Le Bars


Rédigé par - Angers, le 03/02/2015 - 11:15 / modifié le 04/02/2015 - 11:37


Malgré le nombre de télévisions qui diffusent sur les satellites et autres box, difficile de se faire sa place dans l’audiovisuel en France. C’est justement parce qu’il n'y parvenait pas comme il le souhaitait que l’Angevin Emeric Le Bars, 23 ans, a traversé l’Atlantique pour s’attaquer au marché américain. Et ça lui réussit plutôt bien.



Emeric Le Bars sur l'un des points hauts surplombant la " Cité des anges ".
Emeric Le Bars sur l'un des points hauts surplombant la " Cité des anges ".
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La Californie de Julien Clerc, c’est peut-être ce que chantait l’Angevin Emeric Le Bars, lorsqu’il était étudiant en communication à l’Université Catholique de l’Ouest. Spécialisé dans la réalisation de vidéos en mode « Time Lapse », un effet d’ultra accéléré, réalisé image par image, il a débuté comme stagiaire au service communication de la ville d’Angers. C’est à cette période qu’il produira ses premiers clips, notamment sur Soleils d’hiver , puis une série intitulée l’heure angevine .
 
Mais l’espace qui lui permettait de s’exprimer n’était sans doute pas assez grand et les éventuels clients pour cette forme d’expression pas assez nombreux. Il leur a préféré les grands espaces de l’Ouest américain où, au détour d’un  dernier stage il a décidé de rester sur place.  Installé sur la la côte ouest des États-Unis, à Los Angeles, il se considère presque citoyen américain…
 
« Le 15 janvier dernier, ça faisait déjà deux ans que j’ai quitté la France », explique Emeric Le Bars désormais expatrié. C'est un visa dit « de travail », réservé aux gens qui ont un « talent reconnu, dans le milieu de l’audiovisuel et du divertissement », qui lui permet de séjourner sur le territoire américain.  Ce visa est valable jusqu’en 2016, et renouvelable.
 
Contrairement à la France où il est parfois difficile de cumuler plusieurs emplois, Emeric est salarié dans une entreprise audiovisuelle tout en effectuant des contrats « freelances » à côté. « Je suis principalement un « editor » (éditeur – monteur vidéo), mais je peux également être directeur de la photographie sur des tournages ». Et à Hollywood, capitale mondiale du cinéma ce n’est pas ce qui manque.
 
« Hollywood est la ville du film et de la production audiovisuelle. Il y est très facile de trouver un boulot de monteur »

Partir aux USA, pour Emeric Le Bars, c’est surtout l’aboutissement d’un rêve. « Je me suis toujours dit qu’un jour ou l’autre j’irais travailler là-bas. J’étais très attiré par New York et je n’ai rien trouvé. Je suis allé à LA et j’ai trouvé un stage en 2013 qui s’est poursuivi par un travail. J’étais très motivé. Sans doute le rêve américain ».
 
Trouver du travail dans le milieu pour lequel il s’était formé, c'est ce qu'il souhaitait. « Hollywood est la ville du film et de la production audiovisuelle. Une grosse partie de la population travaille dans ce milieu et il y est très facile de trouver un boulot de monteur, surtout si l’on a un talent avéré. C’est quelque chose que je ne pourrais pas trouver en France ou l’industrie du cinéma et de la télé est bien plus petite qu’ici ».

Sur le " Walk of Fame ", (promenade des célébrités) d'Hollywood Boulevard
Sur le " Walk of Fame ", (promenade des célébrités) d'Hollywood Boulevard
Si Emeric Le Bars est devenu bilingue en moins de deux ans – « je ne m’attendais pas à ça, car mon niveau d’anglais était très moyen », s’il gagne bien sa vie, « un monteur pouvant se faire 40 à 50 $  (44 €) de l’heure et 250 à 500 $  (400 €) la journée en tant que directeur de la photo », tout n’est pas rose au pays de l’oncle Sam.

À commencer par la couverture santé. «  Ce n’est pas nouveau, la couverture santé est déplorable et très chère. Une simple visite chez un médecin coûte 100 $ (88 €) et les médicaments ne sont pas remboursés ». S’il avait une assurance lors de son stage, Emeric Le Bars n’est plus couvert. « Les compagnies ont des assurances, mais en freelance je ne peux pas en profiter. Alors je prends ça comme un challenge, en surveillant ma nourriture et en faisant du sport pour rester en bonne santé ».
 
"Les Américains sont très sociables sur une courte durée, mais pas forcément à long terme."

Si la France ne lui manque pas, l’Angevin ne se sent pas encore complètement américain. « Je me sens comme un français expatrié accepté par la population américaine. Sur place ce n’est pas difficile de faire des rencontres, la plupart des gens que je croise ont des origines étrangères. Toutefois les Américains sont très sociables sur une courte durée, mais pas forcément à long terme ».
 
Confortablement installé sur la côte ouest des USA, n'écartant pas l'idée d’y « rester à vie », il avoue que la nourriture française lui manque. « Si j’ai réussi à trouver du bon Bordeaux rouge et du Cointreau, ce qui me manque c’est le bon pain et le fromage. Je continue à chercher ».
 
Ne voyant pas sa vie ailleurs qu’à Los Angeles, Emeric revient  au moins une fois par an pour voir sa famille et ses amis. « Je suis passionné et motivé par mon travail et commence enfin à me sentir bien dans cette ville ».  Avec un avantage qu'il apprécie dans sa vie quotidienne :  l’ouverture des magasins et centre d’intérêt tous les jours et même la nuit. « C’est quelque chose que je désapprouvais en France, mais il faut avouer qu’il est impossible de faire quoi que ce soit quand tout est fermé. Ce qui n’est pas le cas ici ».
 
Enfin, pour garder le contact, Emeric utilise internet sur lequel il est connecté en permanence, même dans sa voiture, pour son travail. « Je suis les médias angevins (dont Angers Mag) sur Facebook et Twitter. Mais j’ai arrêté de suivre les infos générales que je trouvais vraiment déprimantes. Je parle à distance avec ma famille afin de me tenir informé sur Angers ».
 
 À lire : Emeric Le Bars vu par les médias américains :  www.examiner.com/article/an-interview-with-french-editor-emeric-le-bars
 
Pour en savoir plus : emericlebars.com
 




Yannick Sourisseau
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