Le show hybride de Christine au Chabada


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Samedi 28 Février 2015 à 19:05


C’est auréolée de deux Victoires de la musique que la diablement efficace Christine & The Queens est venue « en voisine », vendredi dans la salle angevine, séduire un public conquis d’avance.



Le show hybride de Christine au Chabada
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C’est la chronique d’un succès annoncé. À peine les places étaient mises en vente, il y a quelques mois, qu’elles s’arrachaient. Prémices d’un engouement qui se prolongeait, vendredi soir, sur le parking du Chabada : la file d’attente s’étirait jusqu’au mur du fond !
 
Il faut dire qu’Héloïse Letissier, avec son avatar scénique Christine, a frappé fort avec son très bel album « Chaleur humaine ». Anecdote rigolote qui prouvait que la jeune artiste originaire de Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes, est devenue « populaire » : beaucoup de jeunes femmes se trompaient de lieu de confort, vivant là leur « baptême Chabada ».
 
Populaire, mais pas « mainstream » : « Chaleur humaine » parvient à mêler chansons à textes, rythmes électro et esprit pop avec un certain brio. La curiosité était d’autant plus grande à voir ce que la miss pouvait donner sur scène. Divers retours témoignaient d’un show assez impressionnant. Et dès les premières notes, on confirme. Entourée de types tout de noir vêtus et d’attitude à la coule, Christine, sapée comme un homme, mais offrant une aura toute féminine, occupe l’espace avec grâce et énergie.
 
Tout est ici à multiples dimensions : quand la chanteuse n’est pas secondée par deux danseurs dans des chorégraphies que n’aurait pas reniées Madonna, c’est sa propre image qui est projetée sur un écran géant.
 

Le secret du succès de Christine tient peut-être à cette liberté qui émane de son projet.
 
Liberté d’être : « Ici, c’est un espace de liberté et d’amour. Si tu veux être un dragibus, vas-y ! En gros, c’est chez toi, chez moi… chez nous quoi ! C’est pas une chanson ça ? ».
 
Liberté de faire. Entre deux tubes de son album, qu’elle distille parfois, sa voix en écho avec sa voix enregistrée, qu’elle assène aussi, le public a loisir de se trémousser sur des standards dance (big up aux quadras avec « Pump Up The Jam » de Technotronic et clin d’œil aux plus jeunes avec Destiny’s Child). Mais la jeune effrontée peut aussi s’attaquer à un titre de William Sheller et mixer Christophe et Kanye West avec « Paradis Perdus ».
 
Il y a un parfum d’Amérique dans ce show lumineux (jeu de néons), carré, millimétré. Du Michael Jackson dans certains déhanchements. Mais il y a aussi des effluves d’Angleterre, celles de Bowie et d’une approche théâtrale de la musique. Et il y a encore des senteurs de France, dans la recherche de l’émotion par les mots. Étonnante alchimie que cette proposition. À la fois débridée, au plus près d’un public que Christine n’hésite pas à chercher, et distanciée. La pop éthérée et très mélancolique - elle reconnaît elle-même la tristesse de ses chansons - impose une certaine écoute.
 
Alors oui, Christine a régné joliment et gentiment au Chabada. En voisine à la fois proche et lointaine.
 









1.Posté par Darras le 01/03/2015 19:41 (depuis mobile) | Alerter
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Attitude à la coule ?????

2.Posté par Yannick Sourisseau le 01/03/2015 23:02 | Alerter
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Être à la coule est une expression française qui date du XIXème siècle. Voir ce lien www.expressions-francaises.fr/expressions-e/3283-etre-a-la-coule.html

3.Posté par Marc le 02/03/2015 09:50 | Alerter
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tout le monde connais l'expression, mais il y a une faute dans le texte.
Au 2eme paragraphe aussi "lieu de confort" au lieu de lieu de concert...

merci de corriger cet article bien écrit par ailleurs.

4.Posté par Yannick Sourisseau le 03/03/2015 07:17 | Alerter
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Bonjour Marc,

Il n'y pas de faute au deuxième paragraphe : Il s'agit bien d'un lieu de confort, autre mot plus poétique pour dire toilettes, commodités, chiottes, quoi .

Cdt

5.Posté par Marc le 03/03/2015 20:47 | Alerter
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Ah pardon.








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