Les Archives redonnent vie au Temps des Seigneurs


Rédigé par Isabelle GAUDINO - Angers, le Lundi 16 Janvier 2017 à 07:50


Les Archives départementales consacrent jusqu’au 3 mars une exposition au « Temps des seigneurs ». Cartes, registres, armoiries et manuscrits anciens conduisent le visiteur sur les traces de l’Anjou féodal de l’an mil à 1789.



Aveu rendu par Pierre Perrault à la baronnie de Candé 1552. (Archives départementales de Maine-et-Loire).
Aveu rendu par Pierre Perrault à la baronnie de Candé 1552. (Archives départementales de Maine-et-Loire).
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Bienvenue dans l’Anjou féodal !

La qualité des archives seigneuriales conservées aux Archives départementales de Maine-et-Loire imposait qu’elles soient un jour  présentées au grand public. C’est chose faite. Pour qui a quelques souvenirs scolaires et un brin de curiosité, il faut assister à la visite commentée du mercredi qui fait revivre dix siècles d’histoire à travers les documents présentés.
 
Et pas n’importe lesquels ! La richesse des fonds seigneuriaux a permis aux Archives départementales de sélectionner nombre de pièces très anciennes. Registres, cartes, plans et manuscrits que se transmettaient les familles de génération en génération, révèlent une société régie par des relations complexes, depuis son émergence à la fin de l’époque carolingienne jusqu’à sa disparition en août 1789.
La féodalité en question

Exposition "Le Temps des Seigneurs de l'an mil à 1789". Cliché Eric Jabol.
Exposition "Le Temps des Seigneurs de l'an mil à 1789". Cliché Eric Jabol.
Ce système porte un nom : la féodalité, organisation politique, économique et sociale qui a construit notre territoire au fil des siècles, en introduisant entre les individus une hiérarchie personnelle (à travers des liens de dépendance) et territoriale (avec la possession de terres, les fiefs).  Elle a peu à peu éloigné la noblesse de la réalité sociale et sombré avec la Révolution, sous le poids des cahiers de doléances, des injustices et de l’inégalité devant l’impôt, emportant avec elle un mode de vie établi depuis des siècles.

Parmi les nombreuses pièces présentées, un parchemin de 844, fragment de donation de biens par l’empereur Charles le Chauve à l’abbé de Saint-Florent, ou encore cette très belle enluminure représentant l’aveu de 1469 rendu au roi René par Jean de Saint-Maure.  L’aveu matérialise la reconnaissance du lien féodal : le vassal avoue, c’est-à-dire reconnaît tenir le fief de son suzerain. Prêté par les Archives Nationales, c’est l’un des documents majeurs de l’Histoire de France.
 
Les vestiges de l’Anjou  féodal exposés sont accompagnés d’un programme d’animations et d’ateliers riches en découvertes.

Jusqu’au 3 mars 2017, 106 rue de Frémur, Angers. Entrée libre. Du lundi au vendredi de 9h à 18h sauf jours fériés. Visite commentée le mercredi à 15 h.
Tel : 02 41 80 80 00 












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