Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, ou de Mademoiselle Indiana Jones !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mercredi 21 Avril 2010 à 18:29


Le dernier film de Luc Besson - il avait pris soin de garder le mystère jusqu’à sa sortie - est l’adaptation de la bande dessinée éponyme créée par Jacques Tardi.



Mademoiselle Adèle Blanc-sec en personne, face à un pilleur hypocrite : elle ne manque pas de montrer sa lassitude.
Mademoiselle Adèle Blanc-sec en personne, face à un pilleur hypocrite : elle ne manque pas de montrer sa lassitude.
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Nous sommes en 1912, Adèle se trouve en pleine Égypte pour emprunter officieusement un médecin du Pharaon, ou du moins ce qu’il en reste, quand un œuf de ptérodactyle, vieux de 135 millions d’années, éclot dans le Muséum national d’histoire naturelle à Paris. Mais elle n’a que faire de cet oiseau préhistorique qui terrorise toute la population. Tout ce qui lui importe, c’est de sauver sa sœur…

Adèle Blanc-sec, c’est une jeune fille de dix-huit ans, moderne, très rebelle, têtue, déterminée, fantasque et cynique, énergiquement interprétée par Louise Bourgoin. Autant dire que la demoiselle a du charme. Son air blasé face aux clichés et son côté sans-gêne sont tels que l’empathie du spectateur pour l’héroïne se crée dès la première scène en sa présence. Pas étonnant que le réalisateur en soit tombé amoureux !

Avec un début façon « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain », une quête à la Indiana Jones et un dernier plan faisant écho à Titanic, l’œuvre de Luc Besson ne manque pas de références à des films cultes. On ne voit absolument pas le temps passer grâce à un humour à volonté, et au dynamisme que génère l’héroïne, constant tout au long du film. Quant à l’aspect visuel des plans, on retrouve le talent du réalisateur pour l’art de l’image : c’est par une harmonie dans les couleurs qu’il les rend très attirantes, et le décor remplit justement le cadre de façon à ce que le spectateur se sente entièrement dans l’univers de l’époque.

Voilà encore une fois un excellent divertissement que nous offre Monsieur Besson, qui prévoit d’adapter les neuf volumes de la bande dessinée en une trilogie. C’est aussi et sûrement le début d’une grande carrière pour Louise Bourgoin, qui avait été nominée en 2009 au César du meilleur espoir féminin pour La Fille de Monaco.

Sarah.












Angers Mag