Les Confluences Pénales de l'Ouest se penchent sur le rapport Justice/Prisons


Rédigé par Rédaction Angers Mag - Angers, le 10/04/2014 - 07:31 / modifié le 10/04/2014 - 07:31


Près de 200 acteurs du monde judiciaire sont attendus ce jeudi à Angers pour la deuxième édition des Confluences Pénales de l'Ouest. Au centre des échanges, les rapports entre Justice et prisons. Un thème d'actualité alors se joue ces prochains mois le projet de transfert de la maison d'arrêt d'Angers. Questions au président des CPO, l'avocat angevin Pascal Rouiller.



Me Pascal Rouiller, avocat pénaliste du barreau d'Angers, fondateur et président des Confluences Pénales de l'Ouest.
Me Pascal Rouiller, avocat pénaliste du barreau d'Angers, fondateur et président des Confluences Pénales de l'Ouest.
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Pouvez-vous nous rappeler l'ambition et la raison d'être des Confluences Pénales de l'Ouest ?

"Nous sommes une association d’avocats pénalistes, qui exercent dans la Grand Ouest de la France, Paris compris, et qui a souhaité réfléchir aux questions fondamentales et/ou d’actualité intéressant le droit pénal, et la criminologie ; notre ambition est de permettre les rencontres, l’échange d’idées entre professionnels du monde judiciaire, toutes disciplines pénales confondues.

Après « Justice et médias » en 2013, cette deuxième édition se penche sur le rapport « Justice/Prisons ». Pourquoi ?

"Il serait difficile de ne pas être davantage dans un sujet d’actualité, au plan national et international (lutte contre la récidive, surpopulation carcérale, réinsertion, solutions alternatives à l’enfermement…), d’autant que le Garde des Sceaux a annoncé récemment une réforme du régime de l’application des peines, qui interroge beaucoup les professionnels du secteur. Et puis sur un plan local, la construction d’une nouvelle maison d’arrêt est devenue une nécessité urgente et absolue, qui pose la question des conditions matérielles et humaines dans lesquelles on souhaite accueillir les détenus dans notre département.

En quoi les acteurs de la justice pénale sont en attente aujourd'hui sur ces questions ?

"Derrière le discours ambiant dénonçant une justice laxiste, ce que nous contestons, se pose la question de l’utilité des peines prononcées par les juridictions, de ce que l’on fait de celui qui a été condamné, qui doit payer sa dette mais que l’on doit aussi aider pour qu’il n’ait plus à voir avec la justice ; cette problématique de la prison, des conditions dans lesquelles un juge peut décider qu’un homme doit y entrer ou qu’il doit en sortir, la question de l’accompagnement de celui qui est détenu ou qui quitte la détention… sont des questions fondamentales qui, je le crois, renseignent sur l’état d’une démocratie, sur la perception que l’on a, à un moment donné, de ces hommes et femmes en difficulté, qui font toujours partie de notre société, et que l’on ne doit pas exclure."

Quatre tables-rondes et du beau monde

Accessible uniquement sur réservation, cette deuxième édition des Confluences Pénales de l'Ouest proposera quatre tables-rondes sur les thèmes suivant (dans l'ordre) : "Pré-sentenciel : le contentieux pratique des libertés", "La prison concrètement", "L'application des peines" puis enfin, "Et la prison, demain ?". Parmi les intervenants attendus, citons le président de la Chambre d'instruction de Paris, Jean Bartholin, l'ex-présidente de l'Association nationale des juges d'application des peines, Martine Lebrun, des avocats pénalistes - Thierry Fillion, Virginie Bianchi, Etienne Noël -, note consoeur, journaliste judiciaire à France Inter, Corinne Audouin, ou encore l'expert en criminologie, Denis Lafortune.

Confluences Pénales de l'Ouest, jeudi 10 avril de 9h45 à 18h au Centre des Congrès d'Angers. Les débats ne sont accessibles que sur réservation. Mais une exposition est ouverte au public.

Quel avenir pour la Maison d'arrêt d'Angers ?

Mis en service en 1856, l'établissement pénitentiaire d'Angers revient avec insistance, depuis plusieurs années, au centre des préoccupations judiciaires, politiques et sociales en Maine-et-Loire. La raison est connue. La maison d'arrêt fait face à d'épineux et récurrents problèmes de saturation. Prévu pour 242 personnes, sa population a dépassé longtemps la barre des 400 détenus pour se stabiliser aujourd'hui aux alentours de 380 détenus.
Alerté, le ministère de la justice a longtemps fait la sourde oreille, jugeant le dossier angevin moins prioritaire que bien d'autres. Mais la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a accepté il y a quelques mois devant l'instance des élus du département, de réexaminer le dossier. Statu-quo, rénovation ou transfert ? La question, a t-elle promis, devrait être tranchée ce printemps. Attendu ce jeudi pour l'ouverture des Confluences Pénales de l'Ouest, Christophe Béchu, le nouveau maire d'Angers, ne devrait pas manquer l'occasion d'évoquer le dossier.



















Angers Mag











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