Les Maliens d’Angers privés de présidentielle


Rédigé par - Angers, le 25/07/2013 - 09:17 / modifié le 25/07/2013 - 09:47


Dimanche prochain, 6.8 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire le prochain président de la République du Mali. Mais cette élection que les Maliens appellent de leurs vœux pour rétablir la situation d'un pays en crise depuis près d’un an, risque de se dérouler dans des conditions aléatoires, de nombreux électeurs et notamment à Angers, n’ayant pas reçu leur carte d'électeur. Ils ne pourront donc pas accomplir leur devoir électoral.



Des représentants de la communauté malienne d'Angers, dont Ibrehima Tamega, lors d'une manifestation de soutien à leur pays en Janvier 2013
Des représentants de la communauté malienne d'Angers, dont Ibrehima Tamega, lors d'une manifestation de soutien à leur pays en Janvier 2013
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Il est déçu Ibrehima Tamega. Citoyen malien installé à Angers, l’ancien leader de l’AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali), Jeunesse républicaine du Mali, ne pourra pas accomplir son devoir ce dimanche 28 juillet. Comme 295 électeurs maliens sur les 300 que compte Angers et sa région, il n'a pas reçu la carte biométrique qui devait lui permettre de voter pour élire le nouveau président de la République du Mali. Et pourtant il s'y était préparé.

En cause le système informatique qui a géré le recensement des Maliens en situation régulière en France et le fichier électoral qui en est extrait. Ça commence plutôt mal pour cette élection à haut risque dont chacun espère qu’elle pourra résoudre la situation du pays.

L’ambassadeur Boubacar Sidiki Touré, interrogé par nos confrères de Mali Actualités, reconnaît un « problème national » et « des erreurs techniques ». « Une minorité va pouvoir voter » admet le consul en soulignant que « les gens étaient motivés, d’où leur grande frustration ».

A Angers, Ibrehima Tamega, président de l’association « Devoir de génération » et représentant local du réseau international « Fasso Denw », pourtant recensé, n’y croit pas un seul instant. « Ce sont les personnes qui sont actuellement au pouvoir qui gèrent ce scrutin. C’est un moyen pour eux d’éliminer des adversaires politiques ».

Pour autant il reconnaît que même s’il ne peut pas voter « le principe c’est que ce pays retrouve un président qui rétablisse l’ordre constitutionnel dont il a besoin ».

« Veiller à ce qu’il n’y ait pas de fraude électorale »

Ibrehima Tamega, déçu mais confiant tout de même
Ibrehima Tamega, déçu mais confiant tout de même
« Les défis à relever sont énormes, notamment dans le domaine de la sécurité intérieure, la refondation et la consolidation des institutions ainsi que la prise en compte de la jeunesse et de l’emploi », souligne Ibrehima Tamega. « Malgré tout je suis optimiste, le pays doit se reconstruire pas à pas. Je souhaite que la démocratie soit rétablie. Je soutiendrais le président élu, même si ce n’est pas celui pour lequel j’aurais voté, à la condition qu’il n’y ai pas de malversations ». Rien n’est donc gagné.

Mais Ibrehima Tamega reste confiant car il croit dans la jeunesse qui s’engage dans cette élection. « Il y a 28 candidats, dont des jeunes issus du mouvement étudiant auquel j’appartenais. Je salue cette nouvelle dynamique qui démontre que le pays avance » tout en ajoutant « qu'il est encore un peu tôt pour les jeunes, il faut des hommes d'expérience. Ce qui est rassurant c’est qu’il n’y a aucun candidat ethnique ou religieux » .

Heureusement, Ibrehima ne sera pas totalement éloigné de la vie politique de son pays puisqu’il est désigné pour surveiller le scrutin de la région des Pays de la Loire à Nantes, pour « veiller à ce qu’il n’y ait pas de fraude électorale », même sur le sol français.

Selon le consulat malien à Paris, 200 000 Maliens vivent en situation régulière en France, représentant même la première communauté malienne hors d’Afrique. Seuls 81 000 ont été enregistrés en 2010 lors du dernier recensement malien et le consulat n’a reçu que 29 000 cartes.

Le premier tour de scrutin a lieu ce dimanche 28 juillet dans tout le pays. Le second tour est prévu le 18 août.




Yannick Sourisseau
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