Les Noces Rebelles : le légendaire couple du Titanic sombre à nouveau !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mercredi 25 Mars 2009 à 18:44


Dans l'Amérique des années 50, les Wheeler semblent être le stéréotype de la famille parfaite : un couple qui s'aime, deux enfants, un beau pavillon de banlieue, une vie confortable. Bref, les éléments nécessaires à leur bonheur. En apparence...



Les Noces Rebelles : le légendaire couple du Titanic sombre à nouveau !
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Un jour, gagnée par la morosité de son quotidien et l'envie de changement, April décide de prendre sa vie en main et propose à son mari un projet plutôt audacieux qui lui tient à cœur depuis des années : tout quitter, partir pour Paris. Si le pari semble, à un moment donné du film, gagné, l'enchaînement des évènements, autant sur le plan familial que professionnel, fait que tout ne se passe pas comme prévu.

De désillusion en désillusion, April éprouve le sentiment croissant d'être comme enfermée dans sa propre vie. Tout ce en quoi elle croyait depuis toujours, sa volonté d'une vie différente de celle des autres, loin du conformisme social, des préjugés et des contraintes matérielles, s'effondre. Elle étouffe, le spectateur aussi.

En effet, l'intensité dramatique s'accroît de minute en minute : les sentiments positifs, tels que l'amour, l'espoir et la complicité qui lient les deux personnages au début du film, s'effacent peu à peu au profit des sentiments négatifs, comme la résignation, le désespoir puis la haine, qui s'exacerbent jusqu'à la décision irréversible prise par April.

Le film, adaptation du roman La Fenêtre Panoramique de Richard Yates, évoque à travers l'histoire tragique et bouleversante de ce couple, la difficulté de concilier les aspirations idéalistes de jeunesse avec la vie réelle, le courage nécessaire pour quitter du jour au lendemain la petite existence paisible dont on se contentait jusqu'alors pour prendre des risques, quitte à enfin vivre cette vie dont on a toujours rêvé.

En bref, le mythe américain revu et corrigé par Sam Mendes, l'envers d'un décor trop parfait...

Lucile.











Angers Mag