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Expos - Salons

Les angevins ont rencontré les Armées


Rédigé par - le 11 Mai 2010 à 11:05


Dans le cadre des cérémonies du 8 Mai, les principaux corps d’armée (Terre, Air, Marine et Gendarmerie) ont tenu salon à l’espace Curnonsky à Angers. Le public angevin, plutôt jeune, a répondu à cette invitation, l’Armée proposant de nombreux emplois, civils et militaires.



Les enfants étaient très intéressés par le déminage. Peut-être de futurs Sapeurs du Génie.
Les enfants étaient très intéressés par le déminage. Peut-être de futurs Sapeurs du Génie.
Engagez-vous, vous verrez du pays », tel était le slogan des sergents recruteurs aux cours des siècles précédents. Aujourd’hui l’Armée qui propose de nombreux métiers, tous plus qualifiants les uns que les autres, est présente dans plusieurs pays, que ce soit sur terre, dans les airs ou sur mer, la plupart du temps pour des missions pacifiques et d’assistance aux populations. « Nous voyageons de plus en plus. C’est toujours vrai. Pour ma part j’arrive du Liban », déclarait un officier lors de ce salon intitulé « Les angevins rencontrent les Armées »

Mais l’Armée Française n’est pas une agence de voyage et même si certains interviennent à l’étranger, dans des pays parfois hostiles, le gros de la troupe est basé sur le territoire français, métropole et Territoires d’Outre Mer. Angers accueille une importante garnison, et notamment le très renommé 6ème régiment du Génie et son centre de formation : l’Ecole Supérieure et d’Application du Génie.

Appréciée pour son expertise en matière de déminage, cette école unique en son genre, accueille les militaires du monde entier pour les former à la connaissance et au désamorçage des engins les plus meurtriers que l’homme ait pu inventer. Même les ONG (organisation non gouvernementale) appelées à intervenir dans des zones réputées dangereuses, viennent se former à Angers, dans le cadre du Centre National de Déminage Humanitaire (CNDH). L’école possède d’ailleurs la plus grosse base de données en matière de mines.

Même si le film « Démineurs », récemment « oscarisé », a mis sous les projecteurs cette spécialité, les militaires qui choisissent la voie du déminage, ne sont pas pour autant des kamikazes. « Il faut faire preuve de calme et de sang froid, car c’est une tache qui reste très dangereuse », expliquaient les militaires devant un bac à sable dans lequel étaient déposés quelques modèles de mines. Ce dispositif permettait aux visiteurs d’apprendre à rechercher une mine à l’aide d’une aiguille, le plus délicatement possible, pour ne pas la faire exploser. Dans le cas présent il s’agissait d’une simulation très ludique, notamment pour les enfants.

Installés sur leurs stands respectifs , l’armée de Terre, la Marine, l’armée de l’Air et la Gendarmerie, ont accueilli tout l’après-midi, un public très intéressé, et notamment des jeunes à la recherche d’un emploi et d’une formation de plus en plus technique. L’armée recrute chaque année près de 30 000 personnes, civiles et militaires. De quoi susciter l’envie, d’autant que rares sont ceux qui partent en guerre, la plupart travaillant sur des missions d'observation, de protection et d’accompagnement des populations.

Des conférences étaient également organisées par chaque corps d’armée, à l’exemple de la Gendarmerie qui présentait ses missions et ses effectifs. « Non le gendarme n’est pas un petit vicieux qui se cache sur le bord des routes, déguisé en petit lapin, pour mieux vous coincer avec son radar », disait le Colonel VASNIER. Ce dernier, comme ses collègues, déroulait les principaux secteurs d’intervention de l’armée et plus particulièrement ceux concernant la protection des civils.

L’objectif de cette journée exceptionnelle organisée conjointement par la Ville d’Angers et l’Armée avait pour objectif de tisser des liens étroits entre les citoyens et l’Armée Française et sur ce plan c’était plutôt réussi.



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