Les frères Potvin : la tchatche sur du metal brûlant !


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Jeudi 18 Juin 2015 à 08:06


Pour tous les amateurs angevins de musique metal, Franck et David sont des incontournables. Quand ils ne jouent pas, ne sortent pas d’album, ils enregistrent le son des autres, en leur « Dome Studio ». Rencontre avec des énervés du riff et de la création, alors que s'ouvre à Clisson la grand-messe du genre : le HellFest.



Franck et David Potvin, les références métal sur le territoire angevin... et en dehors.
Franck et David Potvin, les références métal sur le territoire angevin... et en dehors.
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Certes, ce sont des enfants de la balle… de la note plus précisément. David l’aîné et Franck le petit (mais costaud) dernier ont grandi avec un père « dans la musique. Il avait un groupe, dans les années soixante, qui s’appelait Les Extrêmes. C’est une formation de rock psyché, à l’opposé de la vague yéyé de l’époque. Il y a quand même trois vinyles sortis chez « Vogue » qui témoignent de cette histoire. Et puis notre père a été journaliste animateur pour Europe 1 et RTL, et il a managé des groupes de pop français ».

En 1990, la famille migre de sa banlieue parisienne à Angers. À Andard, plus précisément, où les parents deviennent restaurateurs. « On a habité la maison d’enfance d’Hervé Bazin, le château de Rezeau ». Les frangins Potvin ont l’esprit rock depuis longtemps. « On devait avoir six et huit ans quand on a assisté à notre premier concert. C’est pour le groupe Europe ».

Les Stones, Tina Turner, Bruce Springsteen, Dire Straits, Queen… forment leurs tympans. Et leurs mains s’aguerrissent tôt sur les manches des six cordes : « On a toujours eu des guitares à la maison. Alors tu apprends sur le tas. La suite logique des groupes rock que l’on écoutait avait et a encore pour nom AC/DC et Metallica. Par mimétisme, on s’est mis à faire du metal ».
« On a toujours eu des guitares à la maison. Alors tu apprends sur le tas. La suite logique des groupes rock que l’on écoutait avait et a encore pour nom AC/DC et Metallica. Par mimétisme, on s’est mis à faire du metal »

​Si David hésite quelque temps entre le sport (il possède un Diplôme d’État en karaté) et la musique, l’aventure Lyzanxia décide pour lui. « Tout s’est fait très vite, un peu à l’arrache. Après, les différentes rencontres nous ont permis de nous perfectionner. Mais c’est vrai qu’entre la rencontre avec notre premier batteur, la création de Lyzanxia, et la sortie de la première démo, « Rip my skin », puis du premier album-démo, « Lullaby », un onze titres, tout s’est accéléré ».

En 2001, c’est la sortie du premier album officiel, « Eden », produit par un poids lourd européen du genre, Fredrick Nordström. « Il est sorti en France, au Japon et en Italie. Il nous a permis de jouer dans de vraies salles, ici et à l’étranger. À l’époque, il y avait moins de groupes français ». Avec « Mindcrimes » (2003), c’est l’Amérique qui s’offre à Lyzanxia : « On a signé avec un label californien, Reality Entertainment, et on a sillonné les États-Unis pendant un mois, avec vingt dates dans une quinzaine d’Etats ».

Le metal étant un genre universel, c’est dans les studios Fredman, en Suède, que Lyzanxia peaufine son 3e album, « Unsu », en 2006. Viendra enfin « Locust », en 2010, et une prestation très remarquée sur la scène aujourd’hui incontournable du Hellfest, l’année suivante.
« Tout s’est fait très vite, un peu à l’arrache. Après, les différentes rencontres nous ont permis de nous perfectionner. Mais c’est vrai qu’entre la rencontre avec notre premier batteur, la création de Lyzanxia, et la sortie de la première démo, « Rip my skin », puis du premier album-démo, « Lullaby », un onze titres, tout s’est accéléré »

Si le projet Lyzanxia est souvent mis en jachère, c’est que les projets parallèles ne manquent pas pour les frères Potvin. Il y a le très brutal Phaze One, né en 2006, « le plus violent de tous nos groupes, avec notre complice Dirk Verbeuren » et surtout One-Way Mirror, nouveau terrain de jeu rock puissant et mélodique pour les frérots. « Ca, c’est vraiment l’aventure entre potes. C’est sous l’impulsion de Guillaume Bideau, le chanteur du groupe danois Mnenic, que One-Way Mirror est né. Il voulait réunir des membres de divers groupes metal pour créer un son nouveau. Pour nous, c’est nouveau car One-Way Mirror est plus soft que Lyzanxia. C’est pour cela que l’on touche un public plus rock d’ailleurs ».

Aux côtés de Guillaume (chant, paroles), David (guitare) et Franck (guitare), on retrouve donc l’ami Dirck de Soilwork et Loïc Colin de Watcha et Scarve pour un premier album, en 2008, enregistré en Suède et au Dome Studio (voir ci-dessus), masterisé au Danemark et sorti chez Metal Blade, le plus ancien et important label indépendant du métal. Le groupe évoluera dans sa composition mais les frères Potvin sont toujours là. « Destructive by Nature » sort en 2012. Aujourd’hui formé par Guillaume Bideau, nos frères Potvin, Clément Roussel et Vincent Perdicaro, One-Way Mirror a présenté, en janvier dernier, son troisième bébé, « Capture » (voir ci-dessous).
« Depuis son ouverture à d’autres formations, en 2007, le Dome Studio a accueilli une quarantaine de groupes venus de partout. De Toulon, de Strasbourg, de Brest, de Paris, de Nancy et même un groupe de brutal death de Bali ! Sept albums sont nés ici en 2014 »

Que ce soit d’un côté ou de l’autre du miroir, Franck et David marchent toujours sur du metal hurlant et brûlant. Et quand ils ne font pas suer leurs cordes, ils font transpirer celle des autres. « On a créé le Dome Studio pour pouvoir nous enregistrer à la maison ! Et puis, très vite, c’était pour rencontrer des groupes. Depuis son ouverture à d’autres formations, en 2007, il a accueilli une quarantaine de groupes venus de partout. De Toulon, de Strasbourg, de Brest, de Paris, de Nancy et même un groupe de brutal death de Bali ! Sept albums sont nés ici en 2014 ».

Si le metal a toujours eu ses adeptes, en France comme ailleurs, la scène hexagonale semble avoir pris une nouvelle dimension depuis quelques années. « C’est l’effet Hellfest. On a quand même en France le plus gros festival de metal en Europe ! ».
La grand-messe de Clisson se déroule de vendredi à dimanche.
 
www.facebook.com/domestudio
www.lyzanxia.com
www.one-waymiror.com
www.phaze-one.com

"Capture", le dernier né
Signé sur le label de Chicago « Pavement Music », Capture, sorti en janvier dernier, est le 3e album de One-Way Mirror. « On a un peu fait attendre les fans, explique David Potvin, mais les réactions sont unanimes : c’est l’album le plus abouti du groupe ».

Capture, c’est 12 titres produits au cordeau. Et c’est dans sa diversité que réside son efficacité. « On retrouve bien évidemment la patte du groupe avec son rock metal électro aux refrains accrocheurs, mais on a su se mettre intelligemment en danger ». Les fans de toujours se délecteront de « Stinkin’Of Gold », de « Neglected skies » ou de « Confusion Core » ; les amateurs de rock apprécieront « Cliffs », « The Clock is ticking » et « We Love To Complain ».
L’ex-Pony Pony Run Run Antonin Pierre a apporté sa contribution en réarrangeant le « Warnings » et en lui donnant des airs de Nine Inch Nails. Capture a déjà capté pas mal d’attention(s) et devrait en capturer beaucoup d’autres.













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