Les invisibles de Premiers Plans : Alain Prod’homme, chauffeur (4/4)


Rédigé par Laurent BELLANGER - Angers, le Vendredi 24 Janvier 2014 à 08:25


Ils sont bénévoles, stagiaires, intermittents, intervenants extérieurs, salariés occasionnels… Chacun à leur niveau, ils participent, souvent avec passion, à la bonne marche de Premiers Plans. Voici le dernier portrait de quatre d’entre eux : Alain Prod’homme, chauffeur chargé du transport des officiels du festival.



Alain Prod’homme.
Alain Prod’homme.
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Du festival Premiers Plans, Alain n’en avait qu’une connaissance très partielle. Grâce à l’entreprise pour laquelle il travaillait, il pouvait, chaque année, bénéficier de quelques billets d’entrée, surtout pour les rétrospectives. « C’était l’occasion de revoir des films sur grand écran avec, en plus, les rencontres d’après projections », se rappelle-t-il aujourd’hui. Et puis, le temps de la retraite est arrivé en 2010 : « Je suis allé voir des courts-métrages, des films en compétition, avec mon sandwich le midi ». Au même moment, sa fille intégrait l’équipe du festival. « Je lui ai dit : “s’il y a besoin de bénévoles, je veux bien en être“, explique Alain. Et en 2012, il manquait des chauffeurs ».

Depuis, le jeune retraité fait partie des six chauffeurs qui, chaque jour, à tour de rôle, et du matin jusqu’au soir, amènent les acteurs, réalisateurs ou invités du festival, de la gare au Centre des congrès, ou d’un hôtel vers un rendez-vous du festival. « Nous sommes les premiers à accueillir des jeunes réalisateurs à Angers, souvent tendus avant la diffusion de leur film pour la première fois devant un public ». Pas le temps, cependant, pour Alain, d’obtenir des confidences : les trajets sont trop courts. Mais il est là pour les rassurer, leur présenter la ville et faire la conversation avec ceux qui en ont envie.

Son rôle de chauffeur ne lui prend que quelques heures par jour. Le reste du temps, il en profite pour se rendre dans les salles obscures – « on s’arrange entre nous pour aller voir les films que l’on souhaite » –, et pour s’immiscer dans les coulisses de Premiers Plans. « On découvre la machine de l’intérieur, on a parfois des indiscrétions : c’est assez excitant finalement ». Du coup, avoue Alain, « il ne faut pas compter sur moi pour autre chose cette semaine-là ». Ses dix jours de festival sont cochés dans son agenda, même s’il conclut : « Je ne le ferai pas tout le temps, pour laisser la place à d’autres ».











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