Les magasins d'ameublement de L'Atoll veulent (aussi) ouvrir le dimanche


Rédigé par - Angers, le 17/08/2013 - 10:25 / modifié le 18/08/2013 - 10:58


Exclues de toute possibilité de dérogation d'ouverture le dimanche, les enseignes de l'ameublement de L'Atoll estiment que les règles en vigueur ne collent plus à la réalité économique et commerciale du jour. Et veulent le faire savoir pour ouvrir le débat.



Olivier Philippe, le directeur du magasin But : "Les habitudes commerciales ont évolué depuis 1975"
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C'est ainsi depuis le 20 novembre 1975. En Maine-et-Loire, un arrêté préfectoral interdit l'ouverture des magasins de vente de meuble le dimanche. Sans aucune dérogation possible, contrairement à d'autres secteurs et d'autres régions. Pas même celle introduite en janvier 2008 par la loi Chatel étendant en France les régimes dérogatoires sur le repos dominical aux commerces de l'ameublement.

Contrairement à de nombreux départements, l'Anjou est resté fidèle à ses principes édictés au milieu des années 70. Et même les grandes enseignes de l'ameublement réunies à l'Atoll ont du s'y plier depuis l'ouverture du parc commercial. Lequel aspire pourtant ouvertement à profiter du dimanche pour attirer à lui du public.

Mais les responsables de ces enseignes, discrets jusqu'alors, ont décidé de ne plus taire cette aspiration et leurs revendications. En cause ? La volonté exprimée au début de l'été par Frédéric Béatse, le maire d'Angers, d'autoriser exceptionnellement l'ouverture des commerces de la ville les deux dimanches précédant le prochain Noël (15 et 22 décembre). Une autorisation qu'avaient réclamée en vain les commerçants l'an passé.

"En somme, ça vaut dire que Carrefour pourra vendre des décorations de Noël ces jours là et pas moi. On a jusqu'alors été très respectueux des règles, on n'a rien réclamé mais là, on touche à la discrimination commerciale" dénonce François Gilbertas, le directeur d'Alinea. "On a été très énervé par cette déclaration car c'est un effet d'annonce qui omet de souligner que nous sommes exclus" abonde Olivier Philippe, le directeur du magasin But, par ailleurs porte-parole du groupe qu'ont constitué les enseignes de l'ameublement de l'Atoll (H&H, Maisons du Monde, Hémisphère Sud...).

"Depuis 1975, les habitudes ont changé"

Leur volonté ? Ouvrir le débat. "Chacun devine bien que les habitudes commerciales ont évolué depuis 1975 et que des consommateurs souhaitent pouvoir se promener et consommer le dimanche. D'un point de vue économique, pourquoi nous priver de la possibilité de développer nos affaires ?" interroge Olivier Philippe, précisant que la moitié de son équipe "n'est pas opposée au travail le dimanche".

Pour les commerces d'ameublement de l'Atoll, l'enjeu est d'autant plus important que la première année d'activité n'a pas été, pour une partie d'entre eux, aussi soutenue qu'espéré. "C'est un tout. Pour que l'Atoll vive, il faut le rendre accessible tous les jours" argumente encore le directeur de But Angers.

"Est-ce que la motivation de ceux qui on porté l'arrêté de 1975 est en adéquation avec la réalité d'aujourd'hui ? C'est ça la question"
poursuit François Gilbertas. Lui souhaiterait au moins "être entendu sur des ouvertures dominicales pendant les périodes commerciales phares". Il se souvient aussi que directeur d'Alinea à Saint-Etienne (Loire), il a finit par passer devant le tribunal administratif pour obtenir gain de cause. Un scénario qu'il aimerait éviter à Angers. A condition que le dialogue s'ouvre.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Jenni le 18/08/2013 17:55 | Alerter
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Jamais...Le dimanche c'est sacré, bordel !!
...croissant, footing, un muscadet sur le marché de Vallet, piscine, grosse bouffe, gueule de bois, atelier scoubidou, balader son chien, visiter sa grand-mère, aller au cirque, prendre le thé...
Tout ça avec des amis et/ou avec de la famille...
Travailler le dimanche désocialise...















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