Les nouveaux enjeux des filets solidaires


Rédigé par Quentin DAVEAU - Angers, le 10/03/2017 - 07:45 / modifié le 10/03/2017 - 13:38


Depuis 6 ans, le Jardin de Cocagne organise les filets solidaires, une opération visant à redistribuer les fruits et légumes invendus aux personnes les plus fragilisées du territoire. Mais cette année, le système prend une toute autre ampleur.



Les nouveaux enjeux des filets solidaires
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En 2016, 1200 ménages angevins ont bénéficié des filets solidaires. L'opération est organisée par l'association Le Jardin de Cocagne, située à Saint Barthélémy d'Anjou, en lien avec de nombreuses associations locales et le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale). Le but est simple : permettre à des ménages défavorisés du territoire d'avoir accès, chaque semaine, à des fruits et légumes à moindre coût.

Ceux-ci sont des invendus, condamnés à être perdus. Les membres du Jardin de Cocagne les récupèrent donc auprès des acteurs de la filière, notamment les producteurs et les grossistes. "En plus d'être utiles à des gens qui en ont besoin, les filets solidaires luttent efficacement contre le gaspillage" remarque Jean-François Fribault, président du Jardin de Cocagne. C'est également le message que l'association souhaite faire passer. Contourner le système habituel de distribution leur permet de récupérer des stocks tout à fait consommables et d'excellente qualité et ainsi d'éviter leur perte.

L'accès aux filets solidaires se fait en fonction du quotient familial. Pour cette année, le seuil a même été réhaussé, allant jusqu'à 800. "C'est un critère beaucoup plus objectif que le salaire, puisqu'il prend également en compte la situation sociale et familiale des personnes" explique Jean-François Fribault. Ainsi, même les personnes en limite de situation défavorisée pourront en bénéficier. Les tarifs varient eux-aussi en fonction du quotient familial, allant de 2 à 6 euros. Cette participation financière est essentielle : elle permet à l'initiative de perdurer mais aussi aux personnes en bénéficiant de s'acheter de la nourriture avec leur argent.
​"La dignité, c'est aussi de pouvoir acheter soi-même sa nourriture"

Au Jardin de Cocagne, on insiste sur ce dernier point. "La dignité, c'est aussi de pouvoir acheter soi-même sa nourriture" argumente Jean-François Fribault, prenant bien soin d'écarter toute concurrence avec les Restaurants du Coeur, le Secours Populaire ou tous les autres projets menés en faveur des plus démunis. "Il faut simplement s'adapter à toutes les situation et à chacun, c'est un travail complémentaire" conclu-t-il.

Les filets solidaires sont d'autant plus une réussite que Le Jardin de Cocagne sort effectivement d'une période difficile. La recherche de compromis entre aide aux populations défavorisées et moyens financiers limite ses actions. Grâce au soutien du CCAS et du réseau associatif angevin, l'association espère pouvoir augmenter sensiblement le nombre de ménages aidés dans les prochaines années. A cette nécessité de mener une action viable et durable, s'ajoute la volonté de diversifier l'offre, pour une plus grande qualité.

C'est ainsi qu'une expérience a vu le jour l'an dernier, dans les quartiers du Lac de Maine et de la Roseraie. La Corbeille, c'est son nom, permet aux ménages de choisir deux produits de leur choix dans le filet. L'expérience ayant été tout à fait concluante, elle sera mise en place progressivement dans les autres quartiers d'Angers. Toujours avec l'idée de toucher un maximum de personnes avec une initiative qui se veut durable.








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