Les petits génies de la robotique au Parc Expo d’Angers


Rédigé par - Angers, le 11/03/2012 - 09:57 / modifié le 11/03/2012 - 10:39


Ce samedi 10 mars, le hall Novexia du parc des Expositions d’Angers, accueillait la 19e édition des Trophées de la Robotique des Pays de la Loire. Plus de 500 jeunes âgées de 8 à 18 ans, c'est-à-dire du CE2 à la terminale, ont fait évoluer leurs robots sur des pistes semées d’embuches. Les vainqueurs de ces joutes technologiques participeront au trophée national de robotique.



Beaucoup de concentration autour des tables d'exercice
Beaucoup de concentration autour des tables d'exercice
la rédaction vous conseille
Géo Trouvetou », l’inventeur génial de la bande des canards de Disney a dû inspirer les petits génies du fer à souder, des puces électroniques et des micro-moteurs qui s’étaient donné rendez-vous ce samedi après-midi au parc des expositions d’Angers.

Plus de 500 enfants et adolescents, issus d'écoles, centres de loisirs, maisons de quartiers, se sont affrontés sur les trois pistes mises à leur disposition par robots interposés. Le but était simple, il s’agissait, selon les épreuves de récupérer des accessoires, ou des objets liés au thème de cette année : la chasse au trésor. Simple sur le papier, mais pas dans les équipes qui ont préparé ce challenge technologique.

« Les structures qui souhaitent participer reçoivent le règlement en octobre. En groupe, sous la conduite d’un enseignant ou d’un animateur, les enfants doivent comprendre le cahier des charges. C’est d’abord un grand moment de lecture avant de passer à la construction proprement dite de l’engin de leur choix », explique Patrick CHLASTA, Vice-président des FRANCAS de Maine et Loire, structure organisatrice avec le Service Éducation de la Ville d’Angers et Planète Sciences, de cet événement qui attire tous les petits curieux de la région.

Les trophées de la robotique c'est surtout un moment de plaisir partagé où les enfants apprennent à concevoir un engin capable de se déplacer guidé par une commande filaire et quelques interrupteurs pour faire tourner les moteurs. Les engins conçus par les enfants n’ont rien de comparable à ceux que les ingénieurs nippons conçoivent dans leurs laboratoires. Conçus avec des matériaux de récupération, ils doivent effectuer des gestes simples, l’objectif étant surtout de faire qu’en jouant les enfants puissent s’initier aux sciences et techniques.

« Ce n’est pas simplement de la technologie », poursuit Patrick CHLASTA qui fut préalablement instituteur à l’École Raspail à Angers. « La participation à ce trophée résulte d’un travail éducatif mené en groupe. C’est un travail collectif et très riche au cours duquel les enfants discutent pour élaborer une véritable stratégie de construction, à partir du cahier des charges, du robot qui évoluera le mieux ».

L’apprentissage de la vie en collectivité

La petite Alice (5 ans) et son robot, en compagnie de son père
La petite Alice (5 ans) et son robot, en compagnie de son père
Le robot se concrétise aussi en famille à l’exemple de celle de Philippe LUCIDARME, un enseignant chercheur en robotique à l’Université d’Angers, lequel avait inscrit ses deux enfants, Arthur (3 ans) et Alice (5 ans). « A cet âge ils construisent des objets avec des Legos. J’ai récupéré des moteurs et des roues et ensemble nous avons construit le robot ». La famille LUCIDARME était la seule à participer à ce trophée.

Alice n’était pas peu fière de montrer les mouvements de son engin et d’expliquer sur un schéma le principe de fonctionnement. « J’appuie sur bouton, le courant passe et le moteur tourne. Je n’appuie plus et le moteur s’arrête. ». CQFD pour ces petits génies qui, forts de cette expérience seront peut-être ingénieurs, informaticiens, ou chercheurs en robotique comme papa.

« Nous avons eu plus de problèmes humains que technique », commentait Philippe. « Arthur était un peu fatigué et ne voulait plus aider sa sœur lors des épreuves de maniabilité ». Qu’importe, chacun a visiblement passé un bon après-midi et surtout d’excellents week-ends à construire la machine. « J’ai gagné neuf points », confiait Alice, heureuse d’avoir pu participer à ce grand challenge. Philippe LUDIDARME participe au trophée de la robotique depuis de nombreuses années, il fut même participant puis arbitre.

Outre l’aspect éducatif et technique, ce trophée favorise l’esprit d’équipe et l’entente cordiale entre les enfants puisque, en plus des points gagnés lors des épreuves de manipulation, les participants doivent juger la réalisation des autres et l’équipe la plus sympathique. Un excellent moyen de ne pas exacerber l’égo et l’individualisme des jeunes compétiteurs.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Sébastien le 11/03/2012 19:25 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bravo Alice et Arthur et au papa.

2.Posté par Tatacol le 12/03/2012 22:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Génial ! Quelle famille :-))))















Angers Mag