Les petits ruisseaux : une leçon de vie drôle et tendre


Rédigé par - Angers, le Mercredi 5 Mai 2010 à 12:25


Samedi 1er mai, le cinéma Les 400 coups à Angers accueillait Mazéais et techniciens du film pour une projection privée, en totale avant-première, du premier long métrage de Pascal Rabaté, Les petits ruisseaux. Un film drôle et touchant, à découvrir sur les écrans à partir du 23 juin 2010.



Les angevins pourront voir les plans tournés sur le parvis de la gare d'Angers, fin août 2009.
Les angevins pourront voir les plans tournés sur le parvis de la gare d'Angers, fin août 2009.
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La grande salle des 400 coups à Angers était comble ce samedi matin. Techniciens et Mazéais était convié à découvrir en avant-première le long métrage Les petits ruisseaux, auxquels tous ont participé plus ou moins directement.

« Vous êtes le premier public à découvrir le film. Nous avons eu des moyens modestes, mais c’était une très belle aventure. », annonce le producteur Xavier Delmas. « Vous avez tous participé activement à la jolie réalisation du film et nous vous en remercions ! », poursuit-il. Puis, avant de lancer la projection, « pour que les personnes qui ont participé à la scène du marché ne soient pas surprises, celle-ci n’apparaît pas dans le film, mais peut-être dans le DVD ». « En revanche, la scène du bal est maintenue », précise Pascal Rabaté, sourire en coin.

Le film démarre sur un générique original, un fil de chenille multicolore animé se noue et se dénoue pour faire défiler les noms des comédiens. L’histoire débute sur une partie de pêche, entre Émile, veuf septuagénaire, et son ami Edmond. Ces deux compères se retrouvent régulièrement en bord de Loire pour des parties de pêche. Mais un jour, Edmond meurt subitement, après avoir révélé une face cachée de sa vie amoureuse, à son ami Émile. Déboussolé, ce dernier décide alors de faire un dernier pèlerinage, en retournant sur les lieux de son enfance où il redécouvre des envies et des plaisirs enfouis, du temps de l’enfance, de l’adolescence.

La pittoresque voiturette d'Emile, délicieusement rigolote.
La pittoresque voiturette d'Emile, délicieusement rigolote.
Pendant un peu plus d’une heure trente, le public rit des clins d’œil humoristiques que l’auteur sème tout au long de l’histoire, s’émeut au fil des rencontres que fait le personnage d’Emile, pour finir par un tonnerre d’applaudissements lors du générique de fin.

« Merci à vous tous d’avoir participé, en espérant ne pas vous avoir déçu. J’ai accouché de plus intéressant que ce dont je rêvais, et ce, grâce aux rencontres sur le tournage. Pour être honnête, je préfère le film à l’album (ndlr : le film est inspiré de la bande dessinée du même et du même auteur), notamment pour la scène de bal. Plein de poésie en ressort, et la présence des gens de Mazé y est pour beaucoup », explique Pascal, de retour dans la salle après la projection pour un échange avec son premier public.

Les langues se délient et les Mazéais donnent leurs premières impressions. « On pensait voir davantage les gens de Mazé », s’étonne un monsieur. Paulette, 72 ans, naturiste, est quant à elle ravie de cette expérience. « C’est moi l’actrice qui croise le chien à trois pattes ! Je trouve ça super bien pour mon âge, de jouer dans ce film. » Et si il fallait recommencer demain ? Elle signerait tout de suite. Tout à coup, une voix ose dire ce que beaucoup pensent certainement tout bas. « C’est peut-être un peu osé par moment, mais ça nous plait », s’exclame la figurante qui tenait le rôle de DJ dans la scène du bal. Et le public acquiesce : le film a beaucoup plu !

Sur le parvis du cinéma, les uns félicitent Pascal Rabaté et son équipe, tandis que d’autres échangent leur ressenti. Brigitte a adoré ce film. « C’est une leçon de vie et pourtant ce n’est pas un sujet facile à traiter. » Et pour cause, le sujet lui est familier. « Ca me rappelle mon père, qui à 80 ans, veuf depuis deux ans, a retrouvé une compagne. Il aura 86 ans le jour de la sortie du film, j’espère pouvoir les emmener voir ce film. »

Les Petits ruisseaux, de Pascal Rabaté, sort sur les écrans le mercredi 23 juin 2010.












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