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Les salariés d’Angers 7 bloquent le tram


Rédigé par - le 7 Mai 2010 à 18:43


Alors que le tramway de la métropole Angevine, faisait son premier test de circulation, entre Angers et Avrillé, les salariés de la télévision locale Angers 7 qui venaient d’essuyer un refus de soutien de leur projet de reprise par la Mairie et la communauté d’agglomération, se sont couchés sur les rails, stoppant la rame pendant une trentaine de minutes.



Les salariés d'Angers 7, devant le tramway
Les salariés d'Angers 7, devant le tramway
Ce vendredi 7 Mai les habitants d’Angers et d’Avrillé, étaient invités à la première sortie publique sur rails du tramway, entre le centre de maintenance et la station Acacias, située sur l’avenue Mendès France à Avrillé. Une foule importante s’était massée sur le bord des rails pour immortaliser l’événement. Les élus locaux, Jean Claude Antonini, Maire d’Angers et Président d’Angers Loire Métropole, Marc Laffineur, Député Maire d’Avrillé ainsi que Bernadette Caillard Humeau, vice présidente de la métropole angevine, chargée des Transports, Déplacements et Mobilités étaient présents pour accompagner ce premier test technique, lequel permettait de valider le fonctionnement du tramway angevin.

Le matin même, le Maire d’Angers a reçu une délégation de salariés de la télévision Angers 7, actuellement en période d’observation après le dépôt de bilan prononcé par le tribunal de commerce. Les salariés avaient tenté de convaincre la Mairie et l’agglo, de participer financièrement à leur projet de coopérative.

Par un communiqué, la Ville d’Angers et Angers Loire Métropole ont fait savoir qu’à l’issue de rencontres avec la Direction du groupe Ouest-France, des collectivités, des banques et au vu des projets présentés, « les deux collectivités ne sont pas en mesure de s’engager dans les tentatives de continuation de la télévision locale telle que présentées actuellement ». La Ville évalue à 1,5 million d’Euros le déficit annuel structurel généré par les modèles de fonctionnement envisagés, « une somme trop importante au regard des capacités financières des collectivités locales qui auraient dû le combler » précise-t-on à la Ville.

« Nous avons revu notre copie et baissé notre budget. Même pour quelques euros, notre projet ne les intéresse pas. Ils ne veulent plus de télévision à Angers ! » affirmaient à leur tour les salariés très remontés contre la Ville qu’ils accusent de les abandonner.

Dans un dernier baroud d’honneur, se sachant condamnés, ils ont décidé de perturber la première sortie du tramway, en se couchant sur les voies et en criant « Angers n’aura plus de télévision » en direction du public partagé entre le soutien aux salariés, certaines personnes les ont d’ailleurs accompagné devant le tram, et le rejet de ce type d’action. Ironie du sort, les studios de la chaine angevine sont installés rue de la Rame à Angers.

« Je trouve scandaleux que vous vous attaquiez à la ville et pas au CSA ou à Ouest France. Nous vous avons toujours soutenu et nous regrettons cette situation », disait Jean Claude Antonini, visiblement agacé. « Vous étiez content de la trouver la télé pendant les élections municipales », rétorquaient des salariés en larmes. « Nous savons que dans cette affaire nous serons considérés comme les méchants, mais nous assumons », avait déjà dit le Maire, à l’issue de l’entrevue de vendredi matin.

Après le départ des manifestants, le tramway a repris son chemin, parcourant les 1,2 km à la vitesse de 4km/h en s’arrêtant quelques secondes aux stations Plateau Mayenne et Bois du Roi. La rame était accompagnée d’une fanfare, du public et des enfants de l’école Parcheminerie d’Angers.

Les élus d’Angers, présents sur le site regrettent que cette fête populaire, qui promettait pourtant d’être belle, soit perturbée par un conflit social qui s’annonce très difficile pour les salariés d’Angers 7.

Les salariés invitent les adhérents de l’association des téléspectateurs à se retrouver Dimanche soir, à 19H au café des Orfèvres à Angers, pour étudier un projet post liquidation, cette situation apparaissant désormais comme inéluctable.



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