Les structures d’insertion, indispensables aujourd’hui


Rédigé par Julie Cadeau - Angers, le 17/02/2011 - 20:34 / modifié le 18/02/2011 - 07:29


Angers Loire Métropole apporte son soutien au domaine de l’insertion avec, pour la première fois, l’organisation d’un forum sur ces structures dans le cadre de la 12ème édition de Made in Angers. Il aura lieu les 25 et 26 février de 10h à 18h aux Greniers Saint-Jean.



L’IAE en quelques mots

Daniel LOISEAU, Vice-président d'Angers Loire Métropole, entouré des représentants de structures d'insertion
Daniel LOISEAU, Vice-président d'Angers Loire Métropole, entouré des représentants de structures d'insertion
Née à la fin des années 1970, l’insertion par l’activité économique (IAE) permet aux personnes les plus éloignées du marché du travail (chômeurs de longue durée, jeunes non qualifiés, allocataires du Revenu de Solidarité Active…) de trouver un emploi, et ainsi de s’intégrer au monde du travail, en suivant un parcours d’insertion approprié. L’IAE n’existerait pas sans les entrepreneurs mettant en place des entreprises à vocation aussi bien économique que sociale.

On relève six types de structures au sein de ce secteur. Les chantiers d’insertion est le point de départ du parcours d’insertion. Ils ont pour principale mission d’insérer socialement la cible la plus lointaine du marché du travail. Ces entreprises doivent à la fois être des employeurs, mais aussi clientes des structures. Les freins à l’emploi y sont traités (ce qui concerne les addictions, par exemple).

Les entreprises d’insertion, quant à elles, sont considérées comme étant un accompagnement socioprofessionnel. Les employés ne doivent pas y rester plus de deux ans. C’est une sorte de tremplin leur ouvrant d’autres portes. « On ne peut pas parler d’entreprise d’insertion puisqu’on ne forme pas à des métiers, mais à des compétences que ces personnes utiliseront dans une autre profession », précise Béatrice Stéphan, représentante d’APIVET.

Les associations intermédiaires fonctionnent avec un système de prêt de main d’œuvre. Elles ont pour objectif de mettre à disposition du personnel auprès de particuliers, d’associations ou d’entreprises (240 heures maximum).

Les Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI) sont la finalité du parcours d’insertion. Elles travaillent exclusivement avec les entreprises et les collectivités. Il s’agit d’un accompagnement professionnel. L’objectif des ETTI est de se faire connaître au niveau des entreprises et « les tranquilliser avec le terme " insertion" », selon les propos de Julie Lafont, représentante d’Idées Intérim. Elle poursuit en affirmant que le terme « insertion ne signifie pas alcooliques, détenus, ou drogués ».

Le secteur de l’IAE comprend également les régies de quartiers, qui recrutent des habitants de quartiers pour des travaux améliorant le cadre de vie (entretien, par exemple), et les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification. Ces derniers recrutent des personnes en insertion pour des contrats en alternance afin qu’ils obtiennent une qualification.

Et à Angers ?

Les secteurs économiques sont nombreux sur le territoire et répondent à un grand nombre de besoins à satisfaire. L’agglomération angevine ne comprend pas moins de 32 structures d’insertion, dont 30 seront présentes au forum, soit dix domaines d’intervention et près de 1288 postes salariés insertion par an. Ces structures d’insertion deviennent ainsi des acteurs du développement économique local. Cette reconnaissance est importante, « tout comme leur complémentarité et la notion de partenariat », souligne Daniel Loiseau, Vice-président d’Angers Loire Métropole.

Week-end spécifique sur ce type de structure

S’inscrivant dans le mois de l’emploi, le week-end du 25 et 26 février a pour objectif de faire comprendre ce qu’est l’insertion au grand public, mais aussi aux entreprises. Selon les propos d’Anne-Sophie HOCQUET, Vice-présidente d’Angers Loire Métropole en charge de l’Insertion par l’Activité Économique, « ces structures d’insertion sont aujourd’hui indispensables ». Ces manifestations permettent également de créer une dynamique et de renforcer les liens entre ces entreprises, tout en agrandissant leur réseau. Enfin, Julie Lafont appuiera sur le fait qu’il faut « enlever aux salariés concernés l’étiquette INSERTION. La motivation prime avant tout ».

Rappelons que le 25 février est une journée ouverte aux entreprises de plus de dix salariés et aux collectivités. Au programme, la découverte des différents types de structures d’insertion, et la mise en avant de leurs expériences de partenariats. Selon Daniel Loiseau, il faut « convaincre les entreprises de travailler en synergie et non en opposition avec les structures d’insertion ». Le dimanche 26 février est une journée à thème pour le grand public basée sur la question centrale : « Comment acheter autrement ? ». Un bon moyen pour informer les angevins sur une nouvelle façon de consommer tout en soutenant l’emploi local.



















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