Leurs vies de château : la nouvelle vie de la Morinière (4/6)


Rédigé par Yves BOITEAU - Angers, le 08/08/2013 - 08:00 / modifié le 08/08/2013 - 08:26


Des forteresses de Foulques Nerra (970-1041) aux constructions néogothiques de l’architecte René Hodé (XIXe), les châteaux de l'Anjou restent un marqueur identitaire fort du territoire. Et continuent de faire rêver. Régisseurs et chefs d’entreprise autant que conservateurs, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui les habitent et les font vivre pour sonder leurs passions.

Dans les Mauges, depuis dix ans, chambres et table d’hôtes ont redonné souffle au château de la Morinière. Le coup de cœur d'un couple d'entrepreneurs parisiens qui réinventent, avec goût, la pension de famille.



Muriel Lacroix et Pascal Pringarbe ont racheté La Morinière en 2003.
Muriel Lacroix et Pascal Pringarbe ont racheté La Morinière en 2003.
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A quelques kilomètres de Beaupréau, le château de la Morinière semble veiller discrètement sur le bourg d’Andrezé qui lui fait face.

Découvrir son histoire, c’est imaginer son premier propriétaire, Cyr Charles Bourcier Retailleau, débarquer l’été avec femme et personnel pour goûter au calme bucolique de la vallée du Beuvron, petit affluent de l’Evre qui coule à ses pieds. Ancien président de la Cour d’appel d’Angers, c’est lui qui fit construire la demeure vers 1852 avec les pierres d’un premier château médiéval détruit pendant les Guerres de Vendée.

Lieu de villégiature familial, la bâtisse évoque aussi le réinspiration aristocratique qui marqua l’époque en Anjou et ailleurs, alors que s’imposait sans partage à Paris le fonctionnalisme d’Haussmann. Avec ses quatre petites tours et ses 32 pièces, le château de la Morinière a conservé le secret de ses origines. « On ne sait pas qui est l’architecte », avoue Muriel Lacroix qui a racheté au feeling les lieux avec son compagnon Pascal Pringarbe, en février 2003.

Un coup de cœur, un coup de tête aussi pour s’éloigner du tumulte parisien où ils ont fait leurs affaires, lui dans l’hôtellerie-restauration, elle dans les ressources humaines, les médias et le commerce.

"Nouvelle pension de famille"

« On a tout mis en vente le même jour et signé quelques jours plus tard pour La Morinière », se remémore Muriel. Un changement de vie au courage, guidé par plusieurs aspirations : la recherche d’un autre rapport aux clients, le goût des belles et bonnes choses et, pour Muriel, la passion du XIXe siècle.

« Il faisait beau, on ne connaissait pas du tout la région, on s’est choisi mutuellement », dit-elle. Le couple a fait restaurer de fond en comble le bâtiment, s’appuyant sur les témoignages pour lui redonner son style originel. Esprit « brocante chic » et style Napoléon III rivalisent dans les aménagements, ajoutant de vraies couleurs nostalgiques à La Morinière.

Muriel préfère parler de « nouvelle pension de famille ». Et dire son plaisir de recevoir tous les soirs sur la seule table du dîner, hommes d’affaires, représentants ou couples d’amoureux, séduits autant par le cadre que par la cuisine de terroir de Pascal.

Plus d'infos : ici

Leurs vies de château : la nouvelle vie de la Morinière (4/6)
D’Andrezé à George Sand…

On connaît mieux ses amours avec Musset et Chopin que sa passion pour la cuisine. George Sand était pourtant une épicurienne et une cuisinière avertie. En livrant au public cette facette méconnue de la personnalité de la romancière, Christiane Sand, sa dernière héritière, avait connu le succès il y a 25 ans avec A La Table de George Sand.

C’est à Muriel Lacroix qu’elle a confié le soin de réactualiser ces carnets de cuisine dans un livre qui vient de paraître. Recettes et photos ont été réalisées à La Morinière à Andrezé, où l’une des suites porte le nom de l’écrivain. Romantique, ça va de soi.

« Les Carnets de Cuisine de George Sand, 80 recettes d’une épicurienne » (Ed. Chêne), 35 euros.

Demain : Noirieux, entre charme et caractère












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