Loriot et Mélia font entrer la lumière aux Beaux-Arts


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le Samedi 30 Octobre 2010 à 14:05


Avec « Vu-pas-vu », l’exposition temporaire du Musée des Beaux-Arts d’Angers, proposée par deux artistes des Pays de Loire, les visiteurs vont en prendre plein les yeux. Les installations et œuvres lumineuses de Chantal Mélia et François Loriot étonnent, intriguent et émerveillent.



Loriot et Mélia font entrer la lumière aux Beaux-Arts
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Pour le couple Loriot-Méliat tout commence en 1992, année au cours de laquelle les deux artistes installés à Clisson (44) s’émerveillent devant la lumière qui pénètre dans leur atelier et se pose sur les objets. Pour eux ce fut une simple image fugace, un instant magique qu’ils n’ont eu cesse de reproduire et développer de manière créative.

En observant le monde qui les entoure et la façon dont la lumière peut transformer la vision que l’on peut avoir d’un objet, ils composent de multiples installations, toutes plus lumineuses les unes que les autres, d’où naissent des images, celles qu’ils ont imaginé et souhaitent transmettre aux visiteurs.

Pour tout ce qu’ils entreprennent désormais, le vecteur commun est la lumière, qu’elle vienne d’une lampe, des images télévisuelles ou de l’astre solaire. Ils inventent des machineries complexes et poétiques. De cet imbroglio de matériels et d’objets nait une imagerie virtuelle qui se transforme en photographies, fixes ou animées, au gré de l’imagination des deux artistes et de l'actualité.

S’inspirant de tout ce qui les entoure, Loriot et Mélia, n’hésitent pas brasser les références et les clins d’œil à l’imagerie populaire, en passant par le cinéma et le dessin animé posant même un regard amusé et ironique sur la vie de tous les jours. Pour eux tout est prétexte à créer des ensembles, faits de petites scènes de théâtres diffusant des images grinçantes, burlesques, poétiques et surtout magiques, comme celle qu’ils ont vécu la première fois.

« Vu-pas-vu » rend compte à travers une trentaine d’œuvres, près de vingt années de travail collectif, « à quatre mains ». Avec des œuvres plus anciennes, faites d’un assemblage hétérogène des objets les plus incongrus, tous traversés par un rayon de lumière faisant naitre une image sur la surface permettant de l’arrêter comme « Jour de fête (1993) », en passant par les plus récentes, comme les photographies des trottoirs avec leurs déchets « Aléas 2009-2010 » (c’est d’actualité …), les artistes interpellent le visiteur.

Il suffit parfois d’un simple coup de crayon pour rehausser la projection d’un rayon lumineux à travers une bouteille en plastique pour voir tout autre chose. « Vu-pas-vu » étonne, surprend, indispose parfois, mais ne laisse jamais indifférent. Et quand on aime vivre dans la lumière comme le commun des mortels, on n’est pas vraiment surpris, tout au plus émerveillée de cette véritable critique de l’image par l’image à laquelle se sont livrés les deux artistes.

« Vu-pas-vu »
Musée des Beaux-Arts d’Angers
Du 30 Octobre 2010 au 13 Mars 2011
Visite du Mardi au Dimanche de 10h à 18h
Tarifs : 4€ / 3€
www.musees.angers.fr




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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