Angers Mag Info

Un autre regard sur l'actualité d'Angers et sa région

Document sans nom

Jeudi 23 Octobre 2014





MOYA, la créature dans le nuage, s’expose à Trélazé


Rédigé par - Le Mercredi 25 Avril 2012 à 14:05


Invité de l’événement [E]T … les nouveaux territoires du futur, par l’entreprise angevine BSE Group, Patrick MOYA, n’est pas un artiste tout à fait comme les autres. Au travers de son abécédaire en 26 tableaux, exposé au centre social Ginette Leroux, à Trélazé(49), il raconte son parcours de créature et non pas de créateur.



Patrick Moya, à gauche,en compagnie des collégiens et des organisateurs d'ET - les territoires du futur
Patrick Moya, à gauche,en compagnie des collégiens et des organisateurs d'ET - les territoires du futur
Il est ainsi Patrick MOYA, plutôt que se considérer comme un créateur il préfère entrer dans ses œuvres au point d’en être l’un des personnages. Pour autant il ne s’agit pas de se peindre soi-même mais de se plonger dans l’œuvre. Présent sur tous les médiums ou plutôt dedans, il s’immerge désormais dans les univers virtuel tels que « Second Life » ou 3D-ville créé par BSE Group. Il y invente une ile à son nom, l’ile MOYA, sur laquelle vit un personnage répondant au nom de « Moya Janus », lequel reçoit ses invités en les immergeant à leur tour dans son univers. Un peu dans les nuages MOYA ? A l’heure où l’on parle de « Cloud Computing » (informatique dans le nuage), pas tout à fait.

Né en 1955 à Troyes, de parents espagnol, cet artiste qui se présente comme un homme du sud, a fait ses études à la célèbre Villa Arson de Nice, avant de poser nu comme modèle pour les étudiants des Beaux-arts. C’est là qu’il prend conscience du fait qu’il est alors la créature et non pas le créateur de l’œuvre, le centre d’intérêt, même s’il n’est pas l’auteur.

« Avec les médias d’ubiquité, comme le direct à la télévision, le créateur n’a plus le temps de raconter l’histoire de l’art. Pour exister il doit devenir la créature », déclare-t-il a Florence CANELLI, journaliste et critique d’art, auteur de deux livres sur l’artiste.

Après une décennie passée à se considérer comme une créature passive, sorte de Narcisse se laissant admirer et vivre dans le regard des autres, il reprend la peinture pour mettre en pratique ses théories sur l’art et les médias. Car Patrick MOA est un homme de médias et il en joue. Il suffit de lui tendre un micro, pour voir son regard s’illuminer.

« Je suis un artiste plasticien, c'est-à-dire que je suis capable de tout faire, peinture, sculpture, performances artistiques, grandes toiles en direct et maintenant je travaille dans les mondes virtuels », explique l’artiste lorsqu'il se présente.

Etude de l’œuvre et rencontre avec l’artiste pour les collégiens de Trélazé.

« J’ai commencé par créer des mondes virtuels et maintenant je rentre à l’intérieur, car une fois que l’on est dedans on n’a plus besoin de créer, on est un artiste à l’intérieur de l’œuvre. On est le personnage principal et je n’ai plus qu’a faire semblant d’être un artiste », ajoute Patrick MOYA, avec un certain humour. « Je suis quand même obligé d’y mettre mes propres toiles pour montrer que je suis un artiste. »

Conçu comme une œuvre d’art globale, « véritable dictature de l’art », l’ile MOYA, où chaque élément porte son nom (Chapelle MOYA, musée MOYA, etc…), est l’aboutissement d’une démarche envahissante qui devient alors immersive.

Patrick MOYA qui peint plus vite que son ombre est capable de réaliser une œuvre dans lequel il se met en scène, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est le cas de l’abécédaire qu’il expose au centre social Ginette Leroux. 26 toiles, autant que de lettres de l’alphabet, donnant chacune éclairage sur le parcours d’un artiste sans limite, tous les moyens, y compris le numérique étant bon pour s’exprimer. Point particulier : un Flash code est apposé sur chaque toile, permettant aux visiteurs équipés d’un smartphone de pouvoir lire le texte correspondant.

A Trélazé Patrick MOYA a même rencontré des enfants du collège Jean Rostand, lesquels travaillaient sur son œuvre, sans vraiment savoir qu’il allait exposer dans leur ville et encore moins croiser l’artiste. « C’est un heureux hasard, une véritable opportunité pour des enfants qui vont pouvoir enrichir leur travail grâce à cette rencontre », déclarait, lors du vernissage, Patrick GALISSON, animateur de l’atelier d’accompagnement scolaire de la délégation de service public Léo Lagrange, lequel a pu initier cette rencontre.





Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur







Angers Mag




















cookieassistant.com