« Made in viande » : rencontre avec des passionnés qui recrutent


Rédigé par - Angers, le 26/10/2014 - 10:07 / modifié le 17/11/2014 - 08:19


Barbecue géant, animations, rencontres, le village « made in viande » a planté ses tentes en centre-ville d’Angers samedi. L’occasion unique pour les angevins de venir gouter de la viande premier choix, provenant de la région, mais aussi de discuter avec les professionnels de la filière. Les défenseurs de la cause animale avaient également fait le déplacement.



Alain Denieulle, le président d'Interbev Pays de la Loire
Alain Denieulle, le président d'Interbev Pays de la Loire
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Aujourd’hui, la filière française de l’élevage et des viandes c’est près d’un demi-million de professionnels et d’ici 2018 près de 20 000 emplois à pourvoir », déclarait Dominique Langlois, le président d’Interbev  (interprofession du bétail et de la viande) en lançant le 25 octobre en France, les rencontres « Made in Viande ». A l’heure où l’emploi est en berne, le message est on ne peut plus clair : « le secteur de la viande recrute ».
 
Pour le faire savoir et venir au plus près d’une population qui consomme régulièrement de la viande qu’elle soit bovine, ovine ou équine, l’interprofession a décidé de sillonner le territoire en organisant des rencontres, du 25 au 31 octobre, en cœur de ville, mais aussi dans les élevages, les entreprises de transformation, les boucheries et les restaurants. De la prairie à l’assiette, tout a donc été mis en œuvre pour faire comprendre que derrière cet élément essentiel à notre alimentation, apprécié par de nombreux gastronomes, se cachent des professionnels prêts à les informer.  2000 se mobilisent donc en France, dont 110 pour la seule région des Pays de la Loire.
 
« Nous avons un besoin énorme de main d’œuvre dans toute notre filière »

Pour lancer cette semaine de portes ouvertes chez les professionnels de la viande, quatre lieux de rencontre ont été ouvert de manière éphémère en France, les « villages Made in Viande », dont un à Angers. « Ce sont des lieux de présentation de toute la filière de la viande, de l’élevage à la boucherie, en passant par les abattoirs et les metteurs en marché, jusqu’aux restaurants collectifs que nous ouvrons pour la circonstance, car ils font partie de la chaine de la viande », explique Alain Denieulle président d’Interbev Pays de la Loire, éleveur au Tremblay à coté de Pouancé (49).  
 
« Nous voulons montrer nos savoir-faire et surtout démontrer que ce secteur est générateur d’emploi puisque nous allons créer dans les 3 ans, 7000 emplois dans le grand ouest, de l’élevage jusqu’à la distribution. En nous installant dans le centre-ville nous voulons surtout toucher les jeunes, mais aussi les moins jeunes, jusqu’à 40 ans, à la recherche d’une reconversion. Nous avons un besoin énorme de main d’œuvre dans toute notre filière », poursuit le président régional d'Interbev
 
Si la filière est plutôt appréciée, les français restant des consommateurs de viande rouge, « ce sont des métiers qui souffrent d’une image de pénibilité et d’une faible rémunération », souligne Alain Denieulle. « C’est à nous de démontrer que ce n’est pas la réalité. C’est l’objet de cette rencontre ».
 
« Je suis éleveur, c’est mon plaisir de voir un veau qui tête sa mère »

Si les consommateurs ne se sont pas bousculés à cause de la météo, mais la semaine n’est pas terminée (voir les lieux de visite), les défenseurs de la cause animale ont saisi l’occasion pour dénoncer, photos géantes à l’appui, la souffrance animale. « On veut faire prendre conscience au consommateur que derrière la barquette de viande que l’on met dans le caddy, il y avait un animal vivant qui a son intelligence et qui est capable de souffrir », déclarait Isabelle Depoorter  militante végétalienne de Stop souffrance animale 49. « Pour nous les animaux ce ne sont pas des aliments, ce sont des êtres vivants  qui ont des sentiments et que l’on fait souffrir avant de les manger. On peut très bien se nourrir autrement. Je ne mange pas de viande, je suis sportive et en pleine forme ».
 
Pour le président d’Interbev Pays de la Loire, « les opposants se sont trompés de cible. Nous ne sommes pas là pour promouvoir la consommation de viande bovine, mais plutôt l’emploi. Chacun reste libre de consommer ou ne pas consommer ».  Considérant « qu’il n’est pas dans l’intérêt des éleveurs et des bouchers de faire souffrir les animaux », Alain Denieulle admet que « quand on veut manger du bœuf, il faut bien le tuer.  Mais nous le faisons dans la moindre souffrance », ajoutait-il. « Je suis éleveur, c’est mon plaisir de voir un veau qui tête sa mère. Oui ça m’attriste de devoir les tuer, mais ça fait partie du cycle de notre alimentation ».
 




Yannick Sourisseau
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1.Posté par Végétalienpuretdur le 28/10/2014 11:44 | Alerter
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Ce village est le village de la honte ! Angers est la ville de la honte pour accepter sur son sol une telle entreprise de désinformation ! La réalité est que l'industrie de la viande pollue et est responsable à 20% du réchauffement climatique, que cela détruit des forêts entières, en plus de tuer des êtres vivants, pensants, conscients, doués de compassion autant que les êtres humains.

BOYCOTTONS CE VILLAGE DE LA HONTE !! ON A PAS BESOIN DE TRAVAILLER POUR EUX MAIS BIEN POUR SAUVER NOTRE PLAN...

2.Posté par LaFee le 28/10/2014 22:49 | Alerter
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Vous n'avez aucun respect de la vie vous les tombeaux consommateurs de cadavres !
Cessez de prendre les gens pour des couards, des chiffres, des consommateurs sans cervelles .
Concernant les emplois ils y en a 100000 fois plus dans l'environnement,les nouvelles technologies,le respect du vivant,entre autre,alors cessez avec ce que vous qualifiez de cycle pour vous déculpabiliser du mal que vous faites à la planéte, seuls les ignares sont dupes !
Vous avez tout mon mépris .








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