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Société
Mais que fait la Police ?Rédigé par yannick Sourisseau - le 31 Janvier 2009 à 14:30
Les fonctionnaires de Police sont, pour la plupart, de braves citoyens chargés par le pouvoir en place de maintenir l’ordre public et d’assurer notre sécurité. Rodés aux techniques de contrôle et d’interpellation, ils doivent en principe savoir faire la différence entre un dangereux terroriste et un citoyen ordinaire. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas.
L'interpellation musclée de Bernard, dans les rues d'Angers
Etre policier chargé du maintien de l’ordre n’est pas de tout repos, notamment lors des grandes manifestations publiques. Jeudi 29 Janvier, lors de la manifestation organisée dans les rues d’Angers, ils étaient une poignée, chargée d’assurer la sécurité des abords de la Place Leclerc, point de départ du cortège, et contrôler les éventuels débordements. A première vue, cette grande manifestation, forte de 18000 participants, se préparait dans le calme et la bonne humeur. Mais pour un fonctionnaire de police qui se respecte, derrière chaque manifestant, se cache certainement un révolutionnaire pouvant mettre la nation en péril, ce qui le conduit à être, plus que jamais, sur les dents.
Un élément dont aurait dû tenir compte Bernard, un citoyen ordinaire, au demeurant peu dangereux, qui décide de venir se joindre à la manifestation. Au volant de sa voiture, une 405 hors d’âge, il recherche vainement une place de stationnement. C’est alors qu’il est arrêté par un policier, lequel lui donne l’ordre de faire demi-tour. Bernard, un peu perturbé par ce qu’on lui demande, perd les pédales et fait faire une sorte de bond en avant à sa vieille voiture. Les policiers considèrent alors que Bernard veut tout simplement les renverser. Visiblement énervés par ce geste, pourtant non prémédité, les policiers se ruent sur la portière de la voiture et tentent d’extirper notre pauvre Bernard, qui n’a d’autre alternative que de résister et d’appeler au secours. « Ne les laissez pas faire » crie-t-il en se débattant. Mais Bernard est un solide gaillard et il faudra pas moins de 6 fonctionnaires de Police pour le maitriser. Les témoins de la scène prennent immédiatement fait et cause pour Bernard, d’autant que pour la plupart des personnes présentes, tout ce qui représente le pouvoir en place, n’est pas vraiment en odeur de sainteté. Menotté, Bernard sera emmené de force dans un fourgon pour interrogatoire, test d’alcoolémie et de cannabis, avant d’être mis en garde à vue au Commissariat le plus proche, comme un véritable criminel. Les amis de Bernard crient alors à l’excès de zèle voire à la bavure policière. De l’autre les policiers considèrent avoir fait leur travail, le contrevenant, comme ils l’appellent, ayant refusé d’obtempérer. Mais était-il vraiment nécessaire de lui mettre les menottes et lui faire passer une partie de la journée en cellule avec le chef d'accusation suivant : « Refus d'obtempérer, rébellion, incitation à l'émeute ». Même si l’on ne demande pas aux policiers de faire dans la dentelle, un peu de discernement de leur part n’aurait pas nuit, d’autant que l’entourage ne leur était pas favorable. Une telle action, devant 18000 spectateurs, pas vraiment amis, aurait pu se transformer, pour le coup, en véritable émeute. Cette situation malheureuse laissera des traces, surtout pour Bernard et son entourage, et ajoutera une pièce de plus au dossier de ce que d’aucuns considèrent comme une forme de répression, bien regrettable dans un pays démocratique comme le nôtre. yannick Sourisseau
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