Marc Zerbib, la mort d'un chercheur de paix


Rédigé par - Angers, le 28/08/2014 - 21:33 / modifié le 22/12/2014 - 10:53


Fondateur de l'association angevine 2 Peuples 2 Etats, il nous avait fait part en août de son inquiétude face aux répercussions en France du conflit israëlo-palestinien. Cette intervention publique restera sa dernière. Psychanalyste, engagé passionné au service de la paix et du verbe, Marc Zerbib, est décédé dimanche à l'âge de 69 ans.



Marc Zerbib, la mort d'un chercheur de paix
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Il vivait avec un cancer depuis plusieurs années. Depuis quelques mois, Marc Zerbib se savait en sursis, parlant avec un courage et une lucidité impressionnantes de sa maladie comme ce mercredi 6 août où, trop épuisé pour rédiger la tribune qu'il avait sollicitée, il nous avait reçu chez lui pour un dernier entretien. Au cœur de ses préoccupations, le sujet qui nourrissait depuis dix ans - mais depuis bien avant en réalité - son engagement politique : le conflit israélo-palestinien et ses répercussions en France et à Angers.

Juif laïc, Marc Zerbib défendait vigoureusement la nécessité de créer deux Etats pour espérer mettre fin au conflit. D'où le nom de l'association - 2 Peuples 2 Etats - qu'il fonda il y a dix ans pour relayer sur Angers, le discours de ceux qui, trop peu écoutés, tentent de faire valoir cette solution politique. Plus encore quand le bruit des missiles et des roquettes semble les faire passer pour de doux idéalistes.

En novembre 2013, véritable tour de force, Marc Zerbib avait ainsi contribué a réunir à l'Université d'Angers, experts français, israéliens et palestiniens autour de la question des enjeux de l'eau et de son partage au Proche-Orient. "Une réussite", nous avait-il redit en août, et un motif de satisfaction et d'espoir pour cet artisan acharné du dialogue.

Impliqué également dans le Centre de rencontres et de dialogue interreligieux (Cerdi) d'Angers, Marc Zerbib était pourtant un laïc. Dont "la foi", avait-il encore expliqué lors d'une table-ronde l'an passé, s'était construite véritablement en réaction au choc de la Shoah, et à la prise de conscience de sa judéité. Né à Constantine en Algérie, contraint à rejoindre la France à 15 ans, Marc Zerbib a vécu douloureusement cet exil. Une "fracture" qui n'a cessé de guider son parcours

Educateur de rue au Havre, passionné de poésie, c'est par amour des mots qu'il a presque naturellement migré vers la psychanalyse. "Le Dieu que tu priais, était le verbe", a joliment résumé l'un de ses fils lors de ses obsèques ce jeudi au cimetière de l'Est. Marc Zerbib avait publié deux livres « L’inconscient : un fait social » (Ash Eds) et « La mort du père dans le travail social » (Ash Eds). Il avait présidé aussi une association de protection de l’enfance à Cholet et créé au début des années 90, l'association Aïda Anjou en réaction à l'assassinat en Algérie de multiples artistes par les islamistes.




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