Marchés de communication : Bachelot et Rotureau réagissent


Rédigé par - Angers, le 05/11/2013 - 21:52 / modifié le 06/11/2013 - 00:32


Accusé par la minorité municipale d’Angers d’avoir utilisé l'argent public à des fins politiques, Frédéric Béatse a vivement réagi lors du dernier conseil. Deux autres élus interviennent à leur tour, l’un pour le soutenir et l’autre pour lui demander plus de transparence.



Jean-Luc Rotureau, élu de la majorité et adversaire du maire candidat et Jean-Claude Bachelot soutien de Frédéric Béatse
Jean-Luc Rotureau, élu de la majorité et adversaire du maire candidat et Jean-Claude Bachelot soutien de Frédéric Béatse
Nous avons assisté hier soir à une attaque calomnieuse de l’opposition dont le seul but est de déstabiliser la municipalité à quelques mois des élections", s’offusque Jean Claude Bachelot, adjoint délégué aux marchés publics, en référence à la polémique soulevée lundi soir par la minorité municipale." Les éléments diffusés, qui ne présentent aucun caractère illégal, ont été détournés par l’opposition".

Ce dernier confirme que la ville d’Angers, "normalement accompagnée de consultants extérieurs, notamment pour sa communication", a en toute logique séparé les éléments du compte public et ceux réalisés pour le compte de l’association de campagne du maire-candidat « Aimer Angers ». "Chacun a payé les factures qui le concernait", affirme Jean-Claude Bachelot. Et l'adjoint de souligner que "la ville a diminué son budget de communication en ne renouvelant pas le contrat d’Euro RSCG, en novembre 2012".

La frontière entre les différentes prestations de communication est-elle si mince que l’opposition n’hésite pas à la franchir ? "Cette campagne de déstabilisation est purement scandaleuse, dénonce Jean-Claude Bachelot. Elle distille le poison du doute. Elle ne sert personne si ce n’est l’extrême droite. Ceux qui utilisent ce type de méthode doivent en assumer clairement la responsabilité."

Rotureau se joint aux critiques

De son côté Jean-Luc Rotureau, ex-adjoint, aujourd’hui adversaire de Frédéric Béatse dans la bataille des municipales, a interpellé le maire pour lui demander de "lever les doutes".

Preuve que, l'ancien adjoint à l'urbanisme s'est affranchi de ses ex-colistiers, il invite le maire à faire preuve de transparence, en indiquant avoir quitté l’association « Aimer Angers », pour son manque de clarté. "Nous n'avions pas de connaissance suffisante des résultats de sondages commandés par l'association avec notre argent", confie-t-il, jetant ainsi un pavé dans la mare.

Jean-Luc Rotureau "souhaite qu'il n'y ait aucune confusion entre ce qui relève du service public, financé par le contribuable et ce qui relève de l'intérêt politique financé par le candidat ou son parti".

S’insurgeant de la note d’un consultant qui proposait des sanctions financières à l’égard de la presse pas assez docile, - "cette attitude est contraire à ma conception de la liberté de la presse et de la démocratie" - , le candidat exige que soit porté à la connaissance le cahier des charges des marchés pour les entreprises bénéficiaires, et les conclusions, pour les trois dernières années.

"Les élus doivent se montrer rigoureux et exemplaires", ajoute-t-il. "C’est l’une des conditions au retour à l’éthique politique et ce n’est pas négociable".



Yannick Sourisseau
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1.Posté par JCA le 06/11/2013 09:32 | Alerter
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"Jean-Claude Bachelot soutien de Frédéric Béatse " il a bien du courage parce que l'inverse ne se fait pas, quand on se rappelle comment Béatse l' a fait passer pour un pinpin avec les commerçants du centre ville, avec son recule pour la taxe trottoir. Il est pas rancunier le Jean-Claude.

Attention tu vas finir chez eelv avec des couleuvres pareilles.















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