Memory Lane : ou la mémoire à fleur de peau.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Dimanche 28 Novembre 2010 à 11:58


Pendant les grandes vacances, au mois d’août, sept amis se retrouvent dans la ville qui les a vu grandir, banlieue Sud Ouest de Paris, en Hauts de Seine. Ces jeunes adultes qui ont entre vingt et trente ans sont ici pour de multiples raisons.



Les sept amis : Florent, mordu de musique, Raphaël, dépressif, Christelle, vendeuse à la Fnac, Céline, fille sage, Murielle, sœur de Céline et Vincent, joueur de guitare.
Les sept amis : Florent, mordu de musique, Raphaël, dépressif, Christelle, vendeuse à la Fnac, Céline, fille sage, Murielle, sœur de Céline et Vincent, joueur de guitare.
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Cet été là, ces jeunes se retrouvent. Dans cette ville qu’ils connaissent par cœur, ils vivent et revivent les années, les étés, pendant lesquels ils ont pu partager de simples moments de bonheur. Tout en évoluant et en se retrouvant, ils apprennent à mieux se connaître, et découvrent des côtés impensés des uns des autres.

Le réalisateur (Mikhaël Hers) nous emmène dans cet univers, celui de ces jeunes majeurs, pour y découvrir tout simplement leur vie. A travers de merveilleux plans, et des silences, il nous amène tendrement à l’émotion, ceci étant renforcé par le jeu des acteurs principaux très crédible. L’histoire étant réaliste et sincère, Mikhaël Hers réussit son pari en nous accrochant dès le début du film.

Ces retrouvailles dramatiques pour certains, dues à la maladie, nous apportent un regard compatissant, partagé avec les autres personnages. Ce drame nous éclaire sur la vision des proches et l’image reflétée en société face aux difficultés et aux blessures que cela entraine.

Ces jeunes adultes nous font part tout en douceur de leurs sentiments. Le film reflète bien l’instabilité, la précarité, l’ambition que peuvent avoir ces jeunes face au monde actif et adulte dans lequel ils débarquent.

Les sept amis sont tous bien différents et ont chacun leur part de blessures et de problèmes, maladie d’un proche, dépression…, qu’ils portent sur leurs épaules avec plus ou moins de difficulté.

Le réalisateur nous montre son génie grâce aux choix du point de vue, voix off de Vincent, qu’il nous amène à comprendre sans aucun problème. Ce choix artistique, Mikhaël Hers nous prouve qu'il le maitrise complètement par ses changements de temps que nous acceptons sans nous poser de questions.

L’émotion du spectateur est aussi un point fort du film, comme au moment où Murielle arrive chez Raphaël qui est considéré comme le « junkie ». Elle vient chez lui pour lui demander quelque chose, mais c’est à ce moment là que le personnage joué par Thomas Blanchard décide de se mettre à nu devant le spectateur, en lui avouant sa dépression et le fait qu’il pense devenir fou. Ce passage est très fort grâce aux silences parfaitement maitrisés et au jeu d’acteur juste.

Pour finir n’oublions surtout pas la musique, très présente et utile à nos émotions.

Ce film est à voir entre amis pour se rappeler ou pour se créer des ruelles de mémoire.

Laure.


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