Miss Bala : Un rêve qui tourne au cauchemar.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mardi 22 Mai 2012 à 10:20


Une jeune adolescente a comme objectif de représenter le symbole de la beauté de son pays. Mais lors d'un concours, celle-ci voit sa vie virer au cauchemar...



Laura (Stephanie Sigman)
Laura (Stephanie Sigman)
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Dans un Mexique dominé par le crime organisé et la corruption, Laura et sa meilleure amie Uzu s’inscrivent à un concours de "Miss Beauté". Le soir, Laura est témoin d’un règlement de compte violent dans une discothèque, et en réchappe par miracle. Sans nouvelle d’Uzu, elle se rend le lendemain au poste de police, pour demander de l’aide. Mais elle se retrouve entre les mains de Nino, le chef du cartel de narcotrafiquants, responsable de la fusillade. Kidnappée, et menacée de mort, Laura va être obligée de rendre quelques "services" dangereux pour rester en vie.

Ce film de Gérardo Naranjo est intense en émotions, avec quelques scènes violentes. L'actrice Stephanie Sigman interprète royalement le rôle de Laura. Les événements auxquels est confrontée l’héroïne pourraient arriver à n'importe qui d'entre nous. C'est pour cela que le spectateur s'identifie parfaitement au personnage de Laura. Il se questionne sur la réaction qu'il aurait s'il était confronté à une telle violence.

Ce film met en opposition l'aspect physique et l'aspect moral de l’être humain. Le réalisateur rappelle que même sous une belle apparence, l'humain peut commettre des actes impardonnables et tromper ceux qui l'entourent.

La quasi-absence de musique renforce l'atmosphère pesante qui règne tout au long du film. Le silence accentue la dureté de ces hommes commettant des crimes atroces entraînant dans leurs actions une âme innocente.

La lumière est essentiellement froide, cela nous rapproche du monde sombre dans lequel vivent ces hommes ainsi que du destin auquel ils seront confrontés, condamnant avec eux une jeune adolescente qui ne faisait que commencer sa vie.

Le film est principalement composé de plans larges et de très gros plans. Ils nous montrent tous deux la détresse du personnage principal. Dans les plans larges, petite, seule et immobile au milieu de la foule, Laura semble perdue dans le monde qui, malgré ses problèmes, continue de tourner.
Tandis que les gros plans permettent au spectateur de se sentir proche de Laura. Il s’identifie à l’héroïne qui, angoissée, obéit aux ordres sans réellement réfléchir, par peur pour sa propre vie.

Un film qui donne envie de s 'accrocher à la vie coûte que coûte.

Fantine.












Angers Mag