Moeurs et migrations


Rédigé par François BREAU - Angers, le 07/04/2011 - 22:30 / modifié le 09/04/2011 - 08:45


Les mois de Mars et Avril ponctuent le retour des migrations historiques, avec des phénomènes d’avance et de retards imprévisibles.



Huppe fasciée
Huppe fasciée
Ainsi cette année la huppe fasciée a fait son apparition dès le début du mois de mars en Anjou. L’année dernière l’espèce est restée dans le paysage jusqu’à la fin Octobre. On était habitué à des séjours plus courts. On serait tenté d’expliquer ce fait par la douceur des saisons, où par le réchauffement climatique. Cette explication s’effondre pour le cas de l’outarde canepetière qui fait son entrée légendaire dans les plaines de Méron au 15 Mars . Cette année les premières ont été vues dans cette région qu’a partir du 5 Avril, alors que la douceur était de mise depuis trois semaines. Aucune explication ne vient éclaircir ce constat.

Cigogne blanche
Cigogne blanche
De la même manière, on ne s’ étonne plus de voir la cigogne blanche un peu partout en Anjou et ailleurs depuis quelques années, alors qu’elle était jadis la parure estivale des hautes toitures Alsacienne. Les relations de causes à effets entre les transformations climatiques du fait de l’homme et les habitudes des oiseaux demeurent presque indéchiffrables. La tendance qui ferait croire que les espèces vont disparaître avec l’urbanisation à outrance peut dans certains cas, s’inverser. La prolifération des ciconiiformes sur les décharges publiques géantes dans le sud, en est un exemple probant. Dans beaucoup de villes ou de la nourriture est disponible au sol, on voit les pigeons biset et les étourneaux se multiplier et envahir les espaces. L’extension des parcs animaliers de toutes sortes, un peu partout et pour le plaisir de tous, peut amener des incidents comme on a pu le voir avec le cas des ibis sacrés, échappés du parc de Branféré, colonisant la Vendée et la Loire Atlantique avec plus de trois mille individus….

Rassemblement d'outardes et d'oedicnèmes
Rassemblement d'outardes et d'oedicnèmes
La première manifestation du retour de nos amis migrateurs est le chant. Le coucou, bien connu de tous, nous rappelle dès son premier chant, combien la nature est indispensable à notre équilibre et à notre bonne humeur ! Entendre le cri de l’oedicnème criard, d’une huppe ou d’un courlis cendré est un plaisir sans égal, qui nous rassure et nous rappelle que les oiseaux sont toujours là, et s’adaptent finalement à nos mœurs et coutumes.




François BREAU
François BREAU
Contributeur Angers Mag - spécialisé dans le domaine scientifique et le milieu naturel. Cinéaste,... En savoir plus sur cet auteur








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